Archive for the ‘Politique’ Category

Procès contre le British National Party

4 septembre 2009

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Blanc bonnet et bonnet blanc

1 septembre 2009

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Le futur de la discrimination positive

28 juillet 2009

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La page des calculs

20 juillet 2009

Cette page de calculs est basée sur l’article de Tatu Vanhanen intitulé Domestic Ethnic Conflict and Ethnic Nepotism, publié en janvier 1999 dans le Journal of Peace Research, volume 36, numéro 1, pages 55-73.

Nous partons de l’hypothèse que les Français de souche représenteront la moitié de la population vivant en France en 2050 (voir aussi ici).

L’indice d’hétérogénéité ethnique est égal à la somme de trois composantes.

Première composante : l’indice d’hétérogénéité raciale

Si les Français de souche représentent 50 % de la population vivant sur le territoire français, alors par définition cet indice est égal à 50.

Deuxième composante : l’indice d’hétérogénéité nationale ou linguistique

On peut supposer que 10% des immigrés sont parfaitement assimilés (attention ! je n’ai pas dit intégrés) à la France. Ce sont ceux qui n’ont pas de double nationalité. Qui maîtrisent la langue de Voltaire aussi bien que Jean Dutourd. Qui, au début d’un match de football France-Algérie (ou un France-Tunisie, si leur famille est originaire de Tunisie), se lèvent pour chanter la Marseillaise à pleins poumons, la main sur le cœur, avec fierté, malgré les sifflets, les quolibets, les crachats en plein visage et les menaces de représailles physiques de la part des autres immigrés. Qui adorent le foie gras poêlé, les truffes du Périgord et le Champagne. C’est Monsieur Hamadura, le « Français de Pondichéry » à la peau noire qui se porte volontaire pour fait partie du dernier carré des défenseurs de la civilisation française, dans Le Camp des Saints de Jean Raspail.

Nous supposerons donc que 10 % des immigrés seront suffisamment bien assimilés en 2050 pour qu’on puisse les considérer comme Français au niveau national et linguistique. Sans doute cette proportion était-elle plus forte au début de l’immigration de masse, dans les années 1970. Mais, au fil du temps, s’assimiler devient de moins en moins à la mode, et de plus en plus coûteux.

Ces immigrés assimilés représenteront 10 % * 50 % = 5 % de la population totale. Donc, en 2050, la communauté nationale/linguistique dominante représentera 50% + 5 % = 55 % de la population vivant en France (50 % de Français de souche plus 5 % d’immigrés assimilés). Selon la méthode de Vanhanen (voir page 59 de l’article), ceci donne un indice d’hétérogénéité nationale ou linguistique de 100 – 55 = 45.

Troisième composante : l’indice d’hétérogénéité religieuse

Nous estimons que 10 % des immigrés sont des catholiques pratiquants. Ceux qui viennent du Maghreb ne le sont pas. Pour ceux qui viennent d’Afrique Noire, la situation est plus complexe. Le Sénégal est Musulman à 94 %. La Côte d’Ivoire est Chrétienne à 32,8 %. Quand on prend en compte l’ensemble des flux migratoire, ce chiffre de 10 % semble à peu près correct.

Ces immigrés catholiques représenteront 10 % * 50 % = 5 % de la population totale. Donc, en 2050, la communauté religieuse dominante représentera 50% + 5 % = 55 % de la population vivant en France (50 % de Français de souche plus 5 % d’immigrés assimilés). Selon la méthode de Vanhanen, ceci donne un indice d’hétérogénéité nationale ou linguistique de 100 – 55 = 45.

Conclusion

Quand on additionne ces trois composantes, on obtient un niveau d’hétérogénétité ethnique de 50 + 45 + 45 = 140.

Selon l’article de Tatu Vanhanen (Appendice 1), en 1996 le niveau d’hétérogénétité ethnique de la France était de 14. On peut donc prévoir que le niveau d’hétérogénéité ethnique va progresser de 140 – 14 = 126 points en 2050 – 1996 = 54 ans. Soit une progression moyenne de 126 / 54 = 2,333 points par an, ce qui équivaut à 23,33 points de progression par décennie.

Dans l’article, la Figure 1 montre que la régression linéaire du niveau de conflit ethnique sur le niveau d’hétérogénéité ethnique a une pente de 0,874.

Donc une progression du niveau d’hétérogénéité ethnique de 23,33 points de par décennie implique une progression du niveau de conflit ethnique égale à : 23,33 * 0,874 = 20,39 points par décennie.

Pour simplifier, j’arrondis ce nombre à 20 points par décennie.

Union monétaire mondiale

18 juillet 2009

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Parti socialiste belge ?

25 juin 2009

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Mort de Robert McNamara

9 juin 2009

Robert McNamara, ministre de la défense de John F. Kennedy et Lyndon B. Johnson, s’est éteint lundi à l’âge de 93 ans. Il est surtout connu pour avoir été le principal architecte de la guerre du Vietnam. On sait peut-être moins qu’il fut aussi président des automobiles Ford (aujourd’hui quasiment en faillite et sous perfusion financière de l’État américain), puis de la Banque Mondiale. Retour sur les origines d’un homme hors du commun.

Robert McNamara
Dans l’ensemble, McNamara est un personnage peu recommandable. C’est lui qui a eu l’idée « géniale » de larguer d’énormes quantités de bombes incendiaires sur Tokyo de haute altitude le 10 mars 1945. Bilan : 25% de la ville détruite en une seule nuit, 100 000 morts. McNamara n’avait alors même pas 30 ans.

La vie de Robert McNamara fut le sujet du film The Fog of War («Le brouillard de la guerre») qui reçut l’Oscar du meilleur documentaire en 2004. Dans un extrait de ce film, Robert McNamara évoque son éducation :

Ma classe de CE1 était dans une cabane. Une cabane en bois. Mais nous avions une enseignante absolument fantastique. Elle donnait un contrôle à la classe chaque mois, et elle replaçait les élèves sur les bancs en fonction des notes obtenues au contrôle. Il y avait des rangées verticales, et elle mettait la personne avec la meilleure note sur le premier bureau de la colonne de gauche. Et j’ai travaillé d’arrache-pied pour être à ce premier bureau.

À comparer avec les méthodes pédagogiques en vigueur dans la France actuelle, telles qu’on peut les voir dans le film Entre les murs, palme d’or à Cannes en 2008.

McNamara continue :

La majorité des élèves étaient Blancs, des Américains pur jus si vous voulez. Mais ma compétition pour ce premier bureau, ç’étaient des Chinois, des Japonais et des Juifs.  Le samedi et le dimanche, j’allais jouer avec mes petits camarades. Eux, ils allaient dans les écoles spécialisées pour leurs communautés ethniques. Ils apprenaient leur langue natale, ils apprenaient leur culture, leur histoire. Et ils revenaient le lundi bien décidés à battre ce sacré Irlandais [McNamara]. Mais il n’y arrivaient pas souvent.

Il est particulièrement significatif que McNamara cite ces trois groupes ethniques. En effet, par rapport aux Blancs qui ont un Quotient Intellectuel moyen normalisé à 100, les Chinois et les Japonais ont une moyenne de 105, et les Juifs américains 110 (alors que le QI moyen en Israël n’est que de 95). [Source : Race Differences in Intelligence, Richard Lynn, 2006, Washington Summit Publishers.]

Cela ne donne que plus de mérite à la réussite scolaire de Robert McNamara. Mais on voit bien que c’est un type d’une autre époque : on imagine mal un Nicolas Sarkozy ou un Barack Obama évoquer ses souvenirs d’enfance en des termes aussi crus.

Pourquoi je suis moyennement libéral

14 juillet 2008

Ce titre est un hommage à ce petit livre que j’aime beaucoup : Pourquoi je suis moyennement démocrate de Vladimir Volkoff, auteur dont je me suis souvent inspiré.

Le libéralisme représente deux choses pour moi : premièrement une théorie économique. Pas n’importe quelle théorie économique, mais la théorie économique. Toutes les autres s’apparentent au charlatanisme. Elle se résume très simplement ainsi : les interventions de l’État dans le domaine de l’économie sont néfastes et ont les conséquences opposées des buts annoncés.

Par exemple le SMIC, au lieu d’améliorer la condition des moins qualifiés, les condamne à une vie d’assistanat. Les banques centrales, au lieu de lisser les crises financières, les amplifient. Le protectionnisme, au lieu de renforcer le pays qui le pratique, l’affaiblit. Et ainsi de suite ad infinitum.

Le libéralisme, c’est deuxièmement une éthique : celle du respect du droit de propriété privée. On peut aussi définir cela comme l’axiome de non-agression. La plupart du temps, c’est un pacifisme. Mais après qu’un vol, un meurtre ou toute autre agression ont été commis, alors l’usage de la violence est justifié pour réparer le tort subi, et ainsi rétablir l’ordre temporairement troublé.

Cette éthique ne prétend pas résoudre toutes les questions éthiques, juste celles qui jaillissent lors d’un conflit au sujet de l’usage de ressources rares. On peut – et même on doit – lui ajouter d’autres éthiques plus fines. Par exemple, si quelqu’un se drogue, il faut le dénoncer à ses parents, à son employeur et à sa petite amie. On peut aussi refuser de lui vendre du pain. La délation et le boycott permettent d’additionner à l’éthique minimaliste du droit de propriété autant de contraintes supplémentaires que la communauté juge bon.

Dans ces deux dimensions je ne suis pas moyennement libéral, je le suis entièrement.


Alors pourquoi me dis-je moyennement libéral ?

Parce que le libéralisme, c’est souvent compris comme étant une doctrine politique. Et là, je prends mes distances.

Elle se résume ainsi : « L’État peut faire le bonheur des citoyens en détruisant les obstacles au commerce. »

Or le plus grand obstacle à la liberté des échanges entre citoyens, c’est l’État lui-même ! Les libéraux-bisounours s’attendaient à ce que l’État rogne ses propres ailes, abroge ses régulations et réduise son train de vie… C’est naïf parce que nulle institution n’œuvre à sa propre perte. Tout organisme est tendu vers l’accroissement de sa propre puissance.

Ce qui s’est passé, en réalité, c’est que l’État a détruit les obstacles au commerce imposés par les institutions intermédiaires entre lui et le citoyen. Il a donc déchiré un riche tissu social d’institutions, d’organisations et de communautés qui protégeait le citoyen de la toute-puissance étatique. L’homme moderne est tout nu, isolé et impuissant devant Big Brother.

Ce que les libéraux-bisounours n’ont pas compris, c’est que les mots-clés de leur profession de foi politique sont : « L’État peut faire le bonheur des citoyens », et non pas le machin sur les obstacles au commerce. Une fois qu’on admet que l’État peut faire le bonheur des citoyens contre leur gré, on a ouvert la porte à tous les totalitarismes (brutaux ou rampants).

L’élimination des obstacles au commerce a donc été un cheval de Troie qui a permis aux étatistes d’endormir la vigilance naturelle des citoyens. C’était un bon cheval de Troie parce que c’était vrai. Il fallait que la première justification donnée à l’élargissement du champ d’action de la bureaucratie fût vraie.

Dans un deuxième temps, le principe étant acquis, on a pu faire passer tout et n’importe quoi sous la rubrique « L’État va faire le bonheur des citoyens en faisant ci ou ça » – même si c’était un mensonge éhonté ! Par exemple l’immigration de masse en provenance du Tiers-Monde, la subvention de la paresse (allocations chômage) et le désarmement des citoyens (interdiction du port d’armes par les honnêtes gens).

Comme l’a fort justement dit Ronald Reagan, les mots les plus effrayants de la langue française sont : « Je viens de la part du gouvernement et je suis ici pour vous aider. »

Au-delà de la démocratie

3 juillet 2008

Cette semaine j’ai démontré le caractère nocif de la démocratie à trois niveaux différents :

  1. Sur le plan économique, la démocratie fabrique les pompes aspirantes de l’immigration et les pompes refoulantes de l’émigration qui sectionnent le lien charnel entre un peuple et son terroir.
  2. Sur le plan culturel, la democratie ne se donne pas les moyens de défendre les secteurs stratégiques de l’éducation et des médias contre les assauts d’une poignée d’intellectuels nihilistes (de gauche) déterminés à tuer notre civilisation.
  3. Sur le plan démographique, la démocratie est un jeu truqué qui ne laissera jamais gagner ceux qui veulent stopper l’invasion de l’Europe par le Tiers-Monde.

Maintenant que la démocratie est définitivement délégitimée, se pose alors la question de l’alternative. Comment changer les choses ?

Les réformes et les révolutions sont traditionnellement venues d’en haut. Or aujourd’hui ce n’est plus possible. Les leaders politiques qui gagnent au jeu démocratique sont sélectionnés pour leur talent démagogique et leur absence totale de scrupules moraux. Il serait donc pratiquement impossible de les convertir à une cause juste comme la nôtre.

De plus, le pouvoir n’est plus investi dans un seul homme, dont il suffirait de pénétrer l’entourage ou qu’il suffirait de remplacer. En démocratie, le pouvoir est diffus : il est partagé entre les ministères, les fonctionnaires, les députés, les sénateurs, les syndicats, les médias, etc. Ce n’est pas parce qu’on arriverait à parachuter quelques hommes-clés au plus haut niveau que toute cette machine se mettrait à tourner pour notre cause.

C’est pourquoi il faut que ça change non pas par en haut mais par en bas.

A priori, cela semble une tâche impossible : cela n’implique-t-il pas que nous convainquions une majorité de la population de voter démocratiquement pour nos idées ? Ce serait sans espoir, car le grand public est très indolent, même pour les questions d’identité et de sécurité qui l’affectent directement. Et, bien sûr, la masse des gens est constamment bombardée par la propagande multi-culturelle produite par la ré-éducation nationale et les médias truffés de trotskystes. Si l’on raisonne comme ça, c’est sûr, autant jeter l’éponge tout de suite.

La solution à ce puzzle nous a été apportée par les Girondins à la Convention en 1792 et 1793. Ils ont voulu profiter du vent de liberté qu’avait fait souffler la Révolution Française pour affranchir la province du joug de Paris. Ils projetaient de donner à chaque région, chaque département ou chaque ville le statut d’un État égal en droit aux autres États ainsi constitués sur le territoire français. Ce projet était alors appelé « fédéraliste », mais étant donné l’extrême degré d’autonomie alloué à chaque État sub-national, il serait plus exact de l’appeler sécessionniste.

Ce n’est qu’en faisant de l’idée de sécession l’élément central de notre stratégie de changement par en bas que nous avons une chance de réussir.

Comment cela ?

D’abord, il faut bien comprendre que les révolutions sont toujours le fait d’une minorité. La Révolution Américaine, par exemple, s’est faite avec le support d’un tiers de la population, et la participation active de seulement 3%. J’estime que les pourcentages étaient relativement similaires en France en 1789.

Or la stratégie sécessionniste, qui implique par définition qu’un nombre restreint de gens fassent sécession de la grande masse des autres, est parfaitement réalisable même si nous sommes minoritaires.

Deuxièmement, il faut reconnaître que le pouvoir d’un gouvernement – qu’il soit démocratique ou non – repose en fin de compte sur l’opinion publique plutôt que sur l’usage de la force. En effet, les agents du gouvernement sont beaucoup moins nombreux que la population qu’ils contrôlent. Ils ne peuvent donc pas tenir tout le monde au bout de leur fusil ! Il faut bien que le reste de la population consente à son propre asservissement (voir le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie, 1576). Réciproquement, dès que la population retire son consentement, le gouvernement est impuissant.

La population française dans son ensemble, après tant d’années de démocratie, n’est certainement pas assez lucide pour retirer son consentement à ce régime qui a laissé envahir son territoire ancestral ; mais il existe plein de petites poches éparpillées sur tout le territoire où une forte majorité des locaux supporteraient volontiers un mouvement autonomiste si c’était le seul qui puisse les protéger des ravages de l’immigration.

Si la France ne veut pas changer, peut-être la Bretagne voudra-t-elle. Si la Bretagne ne veut pas faire sécession, peut-être le Morbihan voudra-t-il faire sécession ? Si le Morbihan n’est pas assez lucide, peut-être pourra-t-on trouver une majorité favorable à nos idées dans l’arrondissement de Vannes ? Sinon, dans le canton de La Roche-Bernard ? Ou dans la commune de Camoël ? Sur les 36 000 communes de France, il doit y en avoir beaucoup où la vaste majorité des habitants sont farouchement opposés au multiculturalisme bobo.

Avec quelques cadres motivés par le sauvetage de l’identité française, le précédent des sécessions de 1793, et la noble idéologie du « droit à l’auto-détermination » et « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », il semble possible de créer les conditions locales d’un mouvement sécessionniste dans plusieurs centaines de petits territoires (pas nécessairement contigus) répartis à travers toute la France.

Il existe d’ores et déjà 751 zones sécessionnistes de petite taille réparties à travers toute la France qui ont réussi à gagner leur indépendance de facto. La police républicaine n’y pénètre pas, et ils ne paient pas d’impôts. Il suffit de continuer sur cette lancée.

Puisqu’il existe des enclaves au sein du territoire français où la constitution de 1958 est remplacée par la charia, il faut que nous créions d’autres enclaves où elle est remplacée par la loi salique !

Et, pour une fois, le temps joue pour nous. En effet l’État-Providence croule sous les dettes et marche à grands pas vers la socialisation complète de l’économie et/ou la banqueroute… exactement comme cet autre grand État socialiste qu’on appelait l’URSS. Et regardez ce qui est arrivé à l’URSS : elle a implosé en une quinzaine d’États indépendants. La bérésina économique favorise les forces centrifuges. Par conséquent, le nombre de districts ayant un potentiel sécessionniste ne cessera d’augmenter au fil du temps.

Comment éviter les représailles ?

On se souvient de ce qui s’est passé pendant la guerre fédéraliste de 1793-1794 : les Jacobins ont jeté tous les députés Girondins en prison, institué la Terreur, et noyé dans un bain de sang la Normandie, Toulon, Lyon et les autres territoires qui s’étaient affranchis du joug de Paris. L’épuration fut sauvage, surtout contre les civils (y compris femmes et enfants).

L’erreur à ne pas répéter serait d’organiser la sécession de régions entières, ou de blocs contigus qui menaceraient trop ouvertement la République. De toute façon, si nous sommes réalistes, notre support est très dispersé, donc il est improbable que nous puissions convertir à notre cause – je donne un exemple – toute la moitié Ouest de la France.

Le modèle à suivre est celui de l’Allemagne au temps de sa splendeur, et plus généralement de l’Europe avant que le Traité de Westphalie ( 1648 ) ne consacre la prédominance de l’État-nation. À cette époque, il y avait des centaines de « villes franches », c’est-à-dire indépendantes, des souverains héréditaires qui régnaient sur de tout petits territoires, et une incroyable diversité d’arrangements politiques formant un patchwork bigarré. C’est à ce modèle, qui a permis à l’Europe de dépasser tous les autres continents (même la Chine !) sur les plans culturel, économique et militaire, qu’il faut maintenant revenir.

Il faut donc œuvrer pour l’avènement simultané partout en France de centaines de Liechtenstein, de Monaco, de Hong Kong et de Singapour.

C’est moins menaçant pour l’ordre établi que d’œuvrer pour la sécession de la moitié du pays. Il ne faut pas que des pans entiers du territoire de la république « indivisible » disent bye-bye à Paris, sinon on aura droit à un remake de la Terreur.

Même la Serbie, pour l’anéantir sous les bombes, ils ont dû prétendre que c’était « la quatrième armée du monde ». Par contre, bombarder un nain militaire comme l’Andorre, ça passerait très mal au journal de 20 heures. Donc les conseillers en communication (qui sont tout-puissants de nos jours) arrêteraient la main des généraux avant qu’il n’appuient sur le bouton.

En conclusion, les trois derniers siècles ont été ceux de la centralisation des pouvoirs politiques par le haut : l’État-nation écrasant les particularismes locaux, puis la construction européenne sapant l’État-nation, et maintenant le Nouvel Ordre Mondial… Mais les gens ne sont pas heureux. Ils ont perdu le sens de leur propre existence. Et les abus en tous genres se sont multipliés. Le moment est venu de faire marche arrière et d’ouvrir l’ère de la décentralisation politique radicale par le bas. C’est la voie de notre survie, de la survie de notre identité, et en fin de compte de notre âme.

Démocratie et démographie

2 juillet 2008

Ceci est la troisième partie de ma série portant un regard critique sur la démocratie. Après avoir examiné la démocratie sous l’angle économique puis culturel, j’en ai conclu que c’était un régime politique « déviant » (comme dit Aristote) et « conduisant à la tyrannie » (comme dit Platon).

Nous allons aujourd’hui examiner la démocratie sous l’angle démographique.

Partons d’un constat simple : jusqu’à maintenant (en 2008), le régime démocratique n’a pas pris les mesures nécessaires pour stopper la colonisation de la France par les immigrés en provenance du Tiers-Monde. Au contraire, ça n’a fait qu’empirer.

Maintenant projetons-nous dans le futur. Jean Raspail a dit dans le Figaro en 2004 que les Français de souche seraient une minorité à partir de 2050. Il me semble que ça arrivera bien avant. The Globe, le magazine de la très sérieuse International Affairs Society à George Washington University a publié un article en 2005 disant que les Musulmans seront en majorité en France dès 2040. The Telegraph, un grand journal anglais, a publié un article en 2005 disant que les Musulmans seront en majorité en France dès 2030. Juste les Musulmans. Donc si on compte les Africains non-musulmans, ça sera sans doute avant, dès 2025.

Ceci est la conjonction de nombreux facteurs : population immigrée déjà présente en France, regroupement familial, régularisation des sans-papiers, taux de fertilité, émigration des Blancs, conversions à l’Islam, mariages d’immigrés déjà naturalisés avec des conjoints issus de leur pays d’origine, etc. Il est difficile de quantifier tous ces facteurs de manière précise, principalement parce que le gouvernement veut cacher ces statistiques choquantes. Mais je pense qu’il faut se faire à l’idée que nous aurons perdu la majorité dès 2025.

Voici donc la situation : jusqu’en 2008 le jeu démocratique n’a pas favorisé nos idées, et à partir de 2025 il ne le favorisera pas non plus. Les partisans de l’approche démocratique doivent donc croire que, par miracle, une majorité de français voteront pour un candidat anti-immigration dans les 17 ans à venir.

Il ne faut pas croire au Père Noël.

Nos adversaires savent qu’ils n’ont qu’à tenir 17 ans pour avoir gagné définitivement la partie. Et ils sont bien engoncés dans la forteresse des médias et dans l’appareil d’État. Ils ne s’arrêteront à aucune bassesse, aucune compromission, pour « tenir » pendant cette fenêtre critique de 17 ans qui est devant nous. Ça ne leur sera pas bien difficile, parce qu’ils ont parfaitement peaufiné leur technique. Il suffit de voir la campagne de propagande qui s’est déchaînée entre les deux tours des présidentielles de 2002. Si jamais ils étaient encore une fois en danger de perdre, on reverrait la même chose au centuple.

Il y a une raison supplémentaire. C’est parce que, même si toutes les techniques déjà connues pour empêcher l’élection d’un président déterminé à stopper l’immigration échouaient, nos ennemis ont encore une arme absolue, qu’ils n’hésiteront pas à utiliser.

Pour comprendre la nature de cette arme absolue, il faut faire un petit détour par l’histoire du droit de vote en démocratie.

Au départ, pour désigner les élus du Tiers-État aux États Généraux de 1789, les seuls Français qui avaient le droit de voter étaient les hommes âgés de plus de 25 ans et payant l’impôt. Pendant la Restauration, seuls les hommes qui payaient un cens (impôt) de plus de 300 Francs avaient le droit de voter.

Or, que s’est-il passé depuis ?

Il existe une force inexorable en démocratie, qui est la suivante : il est toujours avantageux pour un politicien égoïste, ambitieux et peu soucieux des intérêts du pays à long terme, de pousser à l’extension du droit de vote à de nouvelles catégories de personnes qui ne l’avaient pas. En effet, si cette mesure passe, ce politicien (et ses alliés) seront certains de récolter la sympathie, la reconnaissance, et en définitive les suffrages de cette catégorie nouvellement autorisée à voter. Ça permet à ces politiciens véreux de passer quelques années de plus sous les lambris dorés de la République aux frais de la marquise… Mais la marquise, c’est nous !

Le raisonnement logique que je viens de vous livrer est confirmé par l’expérience. D’abord le droit de vote fut étendu aux électeurs qui payaient un cens de 100 Francs.

Puis à tous les hommes, même ceux qui ne payaient pas l’impôt.

Puis aux femmes.

Puis aux jeunes de plus de 18 ans.

Puis aux étrangers originaires de l’Union Européenne (pour les élections municipales et européennes).

Et ce n’est pas qu’en France : la même extension progressive du suffrage s’est produite dans toutes les autres démocraties occidentales. Et toujours pour la même raison : l’intérêt personnel de politiciens peu scrupuleux et prêts à sacrifier le futur de leur pays. L’extension du droit de vote n’est donc pas un hasard, une erreur ou une perversion : c’est une conséquence directe du mécanisme même de la démocratie. Il est donc illusoire de dire qu’on est pour la démocratie mais contre le suffrage universel, car la première mène ineluctablement au second.

Jusqu’où ira-t-on ? Si nécessaire, jusqu’à donner le droit de vote aux immigrés. C’est là l’arme absolue qu’ils gardent en réserve. Hésiteront-ils à l’employer ? Pas plus qu’ils n’ont hésité à donner le droit de vote à ceux qui ne paient pas d’impôts, ou aux femmes, ou aux jeunes de 18 ans.

Ceci est la troisième raison, après les raisons économique et culturelle, pour laquelle il faut abandonner ici et maintenant tout espoir d’une solution au problème de l’immigration dans le cadre du jeu démocratique. L’idée de la démocratie est totalement délégitimée. Il est grand temps de passer à autre chose.