Archive for juillet 2008

Immigration zéro

21 juillet 2008

Que serait une bonne politique d’immigration ? Clairement pas la politique actuelle.

Philippe de Villiers, Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret ont parlé d’ « immigration zéro ». Certes, à court terme, pendant qu’on résorbe le trop-plein laissé par des décennies de laxisme migratoire, ça peut être une bonne idée. Mais est-ce une politique tenable à long terme ?

Pour répondre à cette question, on peut imaginer que la France entière soit la propriété privée d’un seul homme. Par exemple, un Roi qui veut léguer son royaume à ses descendants en meilleur état qu’il ne l’a lui-même hérité de son père. Quelle serait la politique migratoire d’un Roi qui veut maximiser la valeur future de son royaume ?

D’abord, il empêcherait l’émigration de ses sujets les plus productifs. Les cerveaux tentés de s’enfuir se feraient tirer dessus à la frontière.

Ensuite, il expulserait ses sujets les plus indésirables : criminels, mendiants, clochards, vagabonds, vandales, chômeurs, RMIstes, etc. À ce sujet, le philosophe allemand Hans-Hermann Hoppe rappelle que la reine Victoria et ses prédécesseurs ont trouvé tout naturel d’expulser plus de 150 000 criminels britanniques vers l’Australie.

Au niveau de l’immigration, le Roi fermerait ses frontières à la grande masse des immigrés. Il y aurait aussi des fusils à la frontière pointés vers l’extérieur pour repousser toute tentative d’invasion.

En même temps, le Roi laisserait entrer les étrangers les plus intelligents, les plus honnêtes, les plus travailleurs, les plus beaux, les plus qualifiés, les plus charmants, les plus culturellement assimilables et les plus riches. Car ceux-ci augmenteraient la valeur à long terme de son royaume.

On verrait donc l’émergence d’un système de quotas très restrictif, avec sans doute un système à points comme au Canada.

On peut aussi imaginer que le Roi mette tout bonnement la nationalité aux enchères. En effet, les étrangers qui ont des qualités sont capables de les utiliser sur le marché du travail afin de gagner une fortune, qu’ils dépensent ensuite afin d’acheter (pour eux-mêmes et pour leurs enfants) la nationalité dont ils rêvent. Une bonne nationalité devrait coûter plusieurs millions d’Euros. Ces sommes serviraient directement à payer tous ces garde-frontières chargés de défendre le territoire contre les assauts des immigrés clandestins. Ainsi la boucle est bouclée avec élégance…

Indépendamment de la technique de sélection des candidats à l’immigration, l’important est que les quotas d’admission soient les plus petits possible. En effet, quel que soit le critère, à partir du moment où il y a très peu de places, ce seront les plus entreprenants, les plus intelligents et les plus motivés qui élimineront leurs concurrents. Il y aura donc une sélection naturelle d’où émergeront les meilleurs candidats. Plus les quotas seront bas, plus la qualité moyenne des immigrés sera élevée.

Tous les problèmes d’immigration peuvent donc être résolus si on réduit suffisamment les quotas d’entrée.

C’est ce que les États-Unis ont fait de 1926 à 1965. Ils avaient une politique d’immigration très laxiste avant 1926 et après 1965, mais entre les deux, les quotas étaient très stricts. C’est pour cela que le film « Green card » avec Gérard Depardieu en 1991 est une aberration. Dans ce film, Gérard Depardieu est prêt à tout pour décrocher un titre de séjour américain (la fameuse carte verte). Si ce film avait été situé dans les années 1950, OK. Mais en 1991 n’importe quel imbécile pouvait rentrer aux États-Unis, même Depardieu.

Les Juifs d’Europe Centrale qui ont émigré vers les USA à l’époque de la Seconde Guerre Mondiale ont été soumis à ces quotas très strict. Ils ont un QI moyen sensiblement plus élevé que les mêmes Juifs qui ont émigré vers Israël, où il n’existait pas de quota.

De même, les immigrés venus d’Inde ayant débarqué aux USA avant 1965 ont eu de remarquables succès dans les emplois les mieux qualifiés. Une étude a été menée par des étudiants en économie pour essayer de prédire si un candidat qui se lançait dans un troisième cycle d’économie allait réussir à décrocher son Doctorat. Elle révéla que ceux originaires d’Inde avaient une probabilité de succès bien plus forte que les autres. C’était même le meilleur facteur prédictif de réussite, plus puissant que l’âge, la profession des parents, ou les notes obtenues en Licence.

Maintenant, ces Indiens-là ont horreur du stéréotype de l’Indien aux USA, représenté par le personnage Apu, qui tient l’épicerie du coin dans le dessin animé « Les Simpson ». Apu est représentatif des immigrés arrivés d’Inde après 1965.

Les Simpson

Les Simpson

En conclusion, à long terme, l’immigration zéro n’est pas le moyen de maximiser la santé d’un pays. Il faut des quotas migratoires minuscules, rabougris, infinitésimaux. Les éliminer complètement n’est pas désirable, car la qualité moyenne des immigrés est inversement proportionnelle à la taille des quotas.

Juste une petite remarque : la politique d’émigration et d’immigration suivie par la démocratie française actuellement est exactement à l’opposé de celle qu’un Roi sage et soucieux d’augmenter la valeur de son royaume suivrait. Nos dirigeants politiques font fuir les cerveaux et les riches, dorlotent les chômeurs et les RMIstes, et laissent la porte ouverte à tous les immigrés, surtout les moins qualifiés. En somme, la politique d’émigration/immigration suivie en démocratie a pour objectif de détruire la valeur du pays à plus ou moins long terme.

C’est la mentalité « Après moi, le déluge ! ». Mais peut-on en être surpris ? Qu’attendre d’autre de politiciens dont les mandats ne durent que quelques années et qui savent qu’ils seront délogés aux prochaines élections. La destruction du pays est une réponse rationnelle aux incitations que la démocratie donne aux hommes de pouvoir (en l’occurrence : privilégier le court terme). Les partisans de la démocratie – s’il y en a encore – devraient réfléchir sérieusement à ça…

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Pourquoi il est rationnel de discriminer

19 juillet 2008

On nous rabâche les oreilles de ces histoires de discrimination. C’est mal de discriminer, c’est horrible, inhumain, barbare. Il faut traquer ceux qui discriminent contre l’Autre, les clouer au pilori, en faire un exemple, les exterminer.

Or, discriminer, est-ce que c’est vraiment si mal que ça ?

Non, car certaines nationalités ont un Quotient Intellectuel moyen plus faible que les autres. En général, les gens préfèrent avoir affaire à des gens intelligents, ou du moins aussi intelligents qu’eux, plutôt que de s’embêter avec des gens moins intelligents. Il est donc rationnel de discriminer sur cette base.

On entend le bobo de base s’agiter dans son VIème arrondissement parisien : « Hou la la ! Mais ça implique que certaines ethnies sont supérieures à d’autres dans les tests de QI, c’est dégueulasse… »

Bon, admettons. Eh bien, même si toutes les nationalités avaient exactement les mêmes aptitudes moyennes (intellectuelles ou autres), alors il serait quand même naturel et rationnel de discriminer.

Pourquoi ? Pour une question de goût, tout simplement. Les êtres humains peuvent très bien avoir une préférence pour ceux qui leur ressemblent. Il existe d’ailleurs une explication darwinienne très convaincante de cet état de fait. On dit bien en langage populaire : « Qui se ressemble, s’assemble. » Ce n’est pas criminel de préférer les pommes aux oranges, les frites aux spaghettis, et ceux qui sont comme nous à ceux qui sont étrangers. On vit en pays libre, non ?

À ce moment-là, le bobo du VIème se remet à éructer : « Hou la la ! Mais ça implique que les gens n’aiment pas la diversité, qu’ils nient le potentiel enrichissant du métissage multiculturel, qu’ils sont fermés d’esprit. C’est dégueulasse… »

Bon, admettons une deuxième fois. Je me sens d’humeur généreuse aujourd’hui.

Eh bien je prétends encore que, même si toutes les nationalités ont des aptitudes strictement identiques, et même si personne n’a de préférence ethnique pour les gens qui sont comme eux, alors il est quand même rationnel de discriminer.

Ça va en boucher un coin au bobo du VIème, ça !

Ce résultat a été prouvé par deux chercheurs américains très sérieux, Bradford Cornell et Ivo Welch, professeurs à l’université de Californie à Los Angeles, dans leur article intitulé Culture, Information and Screening Discrimination (en français : Culture, information et filtrage discriminatoire) publié en juin 1996 dans le Journal of Political Economy.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Journal of Political Economy n’est rien d’autre que la plus prestigieuse revue de recherche universitaire au monde, dans le domaine de l’économie politique.

L’intuition est très simple. Il y a deux points majeurs.

Premièrement, les gens ont besoin de filtrer ceux avec qui ils interagissent dans tous les aspects de leur vie. D’abord dans les grosses décisions : qui épouser ? qui embaucher ? qui admettre comme membre d’un club ? avec qui se lier d’amitié ? Et aussi dans les petites décisions, telles que juger si la personne qui s’avance vers vous sur le trottoir vous veut du mal ou du bien.

Deuxièmement, nous pouvons mieux distinguer entre les bons et les mauvais (« séparer le bon grain de l’ivraie », comme on dit dans le langage populaire) quand les gens appartiennent à la même culture que nous. La culture, ce sont des codes, des références communes, une histoire partagée, qui permet de « voir » des choses qui sont invisibles à ceux qui n’ont pas été élevés dans cette culture.

Par exemple, les hommes d’affaires japonais, quand ils interagissent entre eux, suivent des codes de conduite élaborés qui signalent quelle genre de personne ils sont ; mais vous et moi serions incapables de comprendre la signification de ces gestes subtils, à moins de nous immerger dans la culture japonaise à temps plein, et encore.

Donnons le cas d’un employeur Français de souche qui a un poste à pourvoir. Il interviewe 10 candidats Français de souche et 10 candidats d’une autre culture pour un poste. Il les classe du meilleur au moins bon. Parce qu’il « sent » intimement la culture française, l’employeur peut décrypter le CV et se faire une opinion de la personnalité des candidats beaucoup plus précisément dans le premier groupe que dans le second. Par conséquent, les 3 candidats qui font meilleure impression seront certainement des Français. Mais ça marche dans les deux sens : les 3 candidats qui font pire impression seront certainement des Français aussi ! Ce n’est donc pas du racisme.

Il sera beaucoup plus difficile à l’employeur de se faire une opinion fortement tranchée sur ceux qui viennent d’une culture avec laquelle il est peu familier. Il tendra à les classer dans la moyenne, ce qui reflète son incapacité à interpréter les signaux culturels fins.

Est-ce que je sais si les Algériens de Tizi-Ouzou sont des mecs droits, et ceux de Tamanrasset sont des petits roublards – ou bien est-ce le contraire ? Est-ce que je sais si le Lycée Lyautey de Casablanca est excellent, et le lycée Victor-Hugo de Marrakech est nullard – ou bien est-ce le contraire ? Est-ce que je sais si les citadins de Dakar ont tendance à se lever tôt pour pointer au boulot à l’heure, et les ruraux de la région du Tambacounda ont tendance à être lève-tard – ou bien est-ce le contraire ?

Comme dit le proverbe : « La nuit, tous les chats sont gris. »

S’il n’y a qu’un poste à pourvoir, le patron embauchera le meilleur des trois « bons » Français. Les trois « mauvais » Français et les 10 autres qui viennent d’une culture différente seront recalés.

Ceci marche aussi pour le choix d’un locataire : un propriétaire aura beaucoup plus de facilités pour distinguer entre « bons » et « mauvais » locataires parmi ceux qui sont de la même culture que lui ; il aura du mal à former une opinion très tranchée (positive ou négative) au sujet de ceux qui sont culturellement éloignés de lui. Il louera donc son appartement à quelqu’un de la même culture que lui.

On voit d’ici les conséquences politiques de cette analyse irréfutable.

Si le testing ou les statistiques ethniques révèlent qu’un employeur ou un propriétaire Français de souche a une proportion anormalement forte d’employés ou de locataires Français de souche comme lui, alors ça ne prouve pas qu’il croit que sa race est supérieure aux autres races. Ça ne prouve même pas qu’il préfère par goût personnel s’associer aux gens qui lui ressemblent. Ça veut simplement dire que la culture est un tissu de codes subtils qu’on ne peut pas totalement pénétrer – même avec la meilleure volonté du monde – quand on est originaire d’une culture différente.

Si les avocats des personnes accusées de discrimination lisent ça, alors la HALDE n’a plus qu’à fermer boutique.

Pourquoi l’État encourage l’immigration

17 juillet 2008

Quand on déplore la colonisation de la France par le Tiers-Monde, il est commun de faire porter le chapeau aux immigrés eux-mêmes, aux patrons friands de main d’œuvre bon marché, ou à des groupuscules d’extrême-gauche type RESF (Réseau Éducation Sans Frontières).

Ça me rappelle le syndrome dit de l’éléphant dans le salon. Dans un salon, il y a trois dames d’un certain âge et un éléphant. Les dames prennent le thé. La première parle de ses tricots, la deuxième parle du dernier film qu’elle a vu, et la dernière raconte ses vacances. Aucune des trois ne parle de l’éléphant qui est dans leur salon.

En l’occurrence, pour ce qui est de l’immigration, l’éléphant c’est l’État.

C’est l’État qui a instauré le regroupement familial. C’est l’État qui accorde la nationalité française à tort et à travers. C’est l’État qui a mis en place la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité) pour faire taire les voix dissidentes.

Ceci n’est pas une erreur. Ce n’est pas une dérive temporaire et réversible. Ce n’est pas le fait de quelques politiciens véreux. C’est structurel. L’État français a sciemment, délibérément et méthodiquement organisé la destruction de la nation française.

C’est tellement énorme qu’on se demande pourquoi. Or la réponse est toute simple. Il suffit juste de se demander : Qu’est-ce que l’État ?

Quelle condition une agence, une organisation, une institution doivent-elles satisfaire pour pouvoir s’appeler « État » ? Qu’est-ce qui permet de distinguer un État d’une entreprise, d’un club ou d’une association ?

Ça fait un peu « bac philo », mais bon.

L’État est une agence qui a ceci de particulier : elle fait en sorte que tous les conflits entre les habitants d’un certain territoire soient arbitrés par elle, ou lui soient rapportés en dernière instance. En particulier, en cas de conflit entre cette agence et toute autre personne ou entité, c’est cette agence elle-même qui tranche.

Cette définition n’est pas controversée : tout le monde l’accepte.

Ceci implique que cette agence a le pouvoir de lever des impôts, c’est-à-dire de fixer elle-même de manière unilatérale le prix des services qu’elle rend.

Pour donner une analogie, imaginez une tablée d’une douzaine d’amis qui se retrouvent régulièrement au restaurant. Ils s’aiment bien, mais ils savent qu’il est possible que des conflits surviennent entre eux, et ça leur cause du souci. Tout d’un coup, après une soirée plus arrosée que les autres, l’un d’entre eux se lève et déclare : « J’ai trouvé la solution ! En cas de conflit entre nous, c’est moi qui arbitrera à chaque fois. Même en cas de conflit entre moi et vous. » Vous imaginez comment vont se régler les désaccords au moment de payer l’addition…

Eh bien c’est exactement ainsi que l’État agit.

Il semble évident que, si c’est ça l’État, alors l’État a intérêt à créer des conflits afin de pouvoir les arbitrer en sa faveur. En effet, s’il n’y avait aucun conflit entre individus ou communautés, alors l’État n’aurait plus qu’à se tourner les pouces. Plus il y a de conflits, plus l’État devient indispensable, et plus il est sollicité de manière fréquente. À chaque fois, son rôle privilégié d’arbitre ultime lui permet d’émettre des jugements qui vont (directement ou indirectement) dans son propre intérêt.

Donnons un exemple : si l’État invite des immigrés sélectionnés pour leur incapacité à s’intégrer et à contribuer au reste de la société, alors cela déclenchera des conflits ethniques avec les autochtones. Ces derniers chercheront à exclure les immigrés de leurs entreprises et de leurs communes. Ces conflits permettront à l’État de se poser en arbitre et de créer des institutions telles que la HALDE. La HALDE donne du travail à beaucoup de fonctionnaires et donne un droit d’ingérence à l’État dans des pratiques qui relevaient auparavant du domaine personnel, telles que la décision d’embaucher, de vendre une maison, ou d’admettre des clients dans une discothèque.

Les conflits générés par l’immigration accroissent donc les prérogatives, les effectifs et le budget de l’État.

C’est pour cela que l’État français a favorisé la colonisation de la France par le Tiers-Monde. C’est aussi simple que ça. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures.

La diversité est-elle une force ?

15 juillet 2008

Les sociologues passent leur temps à nier les acquis de la biologie. Pour eux, l’homme est une tabula rasa sur laquelle ils peuvent inscrire n’importe quel codage culturel, indépendamment de son patrimoine génétique. C’est comme si Darwin n’avait jamais existé… Or il est aussi dangereux d’ignorer la réalité que de la nier.

Brièvement, la théorie darwinienne de l’évolution explique que les gènes induisent des comportements tendant à maximiser leurs chances de reproduction. D’où notre instinct de survie : les gènes qui codent ce type de comportement ont plus de chance d’être transmis à la génération suivante. Pour la même raison, il n’y a pas de « gène du suicide » : il aurait été éliminé depuis longtemps du patrimoine génétique de l’humanité. En effet, les individus qui le possèderaient seraient susceptibles de se suicider avant d’avoir fait des enfants.

Ceci laisse une question en suspens : pourquoi les primates sont-ils capables de faire preuve d’altruisme ? Un comportement altruiste est coûteux pour l’individu, et souvent même dangereux, donc il réduit la probabilité que cet individu passe ses gènes à ses enfants. Par exemple, pourquoi un homme est-il capable de se battre pour protéger ses sœurs ?

La réponse à cette question a été apportée par le professeur William Hamilton en 1964. C’est la théorie dite de l’aptitude darwinienne globale.

Un homme se bat pour protéger ses sœurs parce qu’elles ont les mêmes gènes que lui à 50%. Ce comportement altruiste lui permet donc de passer ses gènes à la génération suivante par le truchement de ses futurs neveux et nièces.

Cette théorie a une conséquence cruciale : un individu X est susceptible d’altruisme envers un individu Y en proportion du patrimoine génétique qu’ils ont en commun.

Ce qui justifie l’adage bien connu de Jean-Marie Le Pen :

J’aime mieux ma fille que mes nièces, mes nièces que les cousines, mes cousines que mes voisins, et j’aime mieux les filles du voisin que celles d’un étranger !

On voit tout de suite les implications politiques de ce fait.

Soit une communauté d’individus qui se partagent un territoire donné. Le degré de coopération pacifique, d’altruisme et de générosité dont ils feront preuve les uns à l’égard des autres sera proportionnel à leur degré d’homogénéité génétique.

À l’inverse, s’ils sont racialement divisés, alors ils déploieront les comportements opposés : égoïsme, vol, violence, agression, lutte, meurtre.

On peut donc prédire que le taux de violence au sein d’un pays est inversement proportionnel à son homogénéité ethnique.

Le professeur Tatu Vanhanen de l’université de Tampere en Finlande, père du premier ministre finlandais Matti Vanhanen, a confirmé cette prédiction en analysant le taux d’hétérogénéité ethnique et le niveau de conflit dans 148 pays. La corrélation entre ces deux variables est de 72 %, ce qui est un niveau fantastiquement élevé.

Ethnic Conflicts Explained by Ethnic Nepotism

Ceci est une illustration des résultats de Vanhanen. Les pays sont classés de gauche à droite du plus homogène ethniquement au plus hétérogène. Et ils sont classés de bas en haut du plus pacifique au plus conflictuel. Chaque point représente un des 148 pays analysés. On voit que les points qui sont à gauche (pays ethniquement homogènes) ont plutôt tendance à être vers le bas (pacifiques), et que les points qui sont à droite (pays ethniquement hétérogènes) ont plutôt tendance à être vers le haut (violents).

Contrairement à ce que disent les propagandistes qui noyautent les médias grand-public en France et dans les pays francophones limitrophes, la diversité n’est ni une chance, ni une opportunité, ni une force, ni un facteur de performance, ni un don précieux, ni quelque chose de bon pour notre économie. C’est une malchance, une malédiction, une fragilité, un handicap et quelque chose de mauvais pour notre économie.

Pourquoi je suis moyennement libéral

14 juillet 2008

Ce titre est un hommage à ce petit livre que j’aime beaucoup : Pourquoi je suis moyennement démocrate de Vladimir Volkoff, auteur dont je me suis souvent inspiré.

Le libéralisme représente deux choses pour moi : premièrement une théorie économique. Pas n’importe quelle théorie économique, mais la théorie économique. Toutes les autres s’apparentent au charlatanisme. Elle se résume très simplement ainsi : les interventions de l’État dans le domaine de l’économie sont néfastes et ont les conséquences opposées des buts annoncés.

Par exemple le SMIC, au lieu d’améliorer la condition des moins qualifiés, les condamne à une vie d’assistanat. Les banques centrales, au lieu de lisser les crises financières, les amplifient. Le protectionnisme, au lieu de renforcer le pays qui le pratique, l’affaiblit. Et ainsi de suite ad infinitum.

Le libéralisme, c’est deuxièmement une éthique : celle du respect du droit de propriété privée. On peut aussi définir cela comme l’axiome de non-agression. La plupart du temps, c’est un pacifisme. Mais après qu’un vol, un meurtre ou toute autre agression ont été commis, alors l’usage de la violence est justifié pour réparer le tort subi, et ainsi rétablir l’ordre temporairement troublé.

Cette éthique ne prétend pas résoudre toutes les questions éthiques, juste celles qui jaillissent lors d’un conflit au sujet de l’usage de ressources rares. On peut – et même on doit – lui ajouter d’autres éthiques plus fines. Par exemple, si quelqu’un se drogue, il faut le dénoncer à ses parents, à son employeur et à sa petite amie. On peut aussi refuser de lui vendre du pain. La délation et le boycott permettent d’additionner à l’éthique minimaliste du droit de propriété autant de contraintes supplémentaires que la communauté juge bon.

Dans ces deux dimensions je ne suis pas moyennement libéral, je le suis entièrement.


Alors pourquoi me dis-je moyennement libéral ?

Parce que le libéralisme, c’est souvent compris comme étant une doctrine politique. Et là, je prends mes distances.

Elle se résume ainsi : « L’État peut faire le bonheur des citoyens en détruisant les obstacles au commerce. »

Or le plus grand obstacle à la liberté des échanges entre citoyens, c’est l’État lui-même ! Les libéraux-bisounours s’attendaient à ce que l’État rogne ses propres ailes, abroge ses régulations et réduise son train de vie… C’est naïf parce que nulle institution n’œuvre à sa propre perte. Tout organisme est tendu vers l’accroissement de sa propre puissance.

Ce qui s’est passé, en réalité, c’est que l’État a détruit les obstacles au commerce imposés par les institutions intermédiaires entre lui et le citoyen. Il a donc déchiré un riche tissu social d’institutions, d’organisations et de communautés qui protégeait le citoyen de la toute-puissance étatique. L’homme moderne est tout nu, isolé et impuissant devant Big Brother.

Ce que les libéraux-bisounours n’ont pas compris, c’est que les mots-clés de leur profession de foi politique sont : « L’État peut faire le bonheur des citoyens », et non pas le machin sur les obstacles au commerce. Une fois qu’on admet que l’État peut faire le bonheur des citoyens contre leur gré, on a ouvert la porte à tous les totalitarismes (brutaux ou rampants).

L’élimination des obstacles au commerce a donc été un cheval de Troie qui a permis aux étatistes d’endormir la vigilance naturelle des citoyens. C’était un bon cheval de Troie parce que c’était vrai. Il fallait que la première justification donnée à l’élargissement du champ d’action de la bureaucratie fût vraie.

Dans un deuxième temps, le principe étant acquis, on a pu faire passer tout et n’importe quoi sous la rubrique « L’État va faire le bonheur des citoyens en faisant ci ou ça » – même si c’était un mensonge éhonté ! Par exemple l’immigration de masse en provenance du Tiers-Monde, la subvention de la paresse (allocations chômage) et le désarmement des citoyens (interdiction du port d’armes par les honnêtes gens).

Comme l’a fort justement dit Ronald Reagan, les mots les plus effrayants de la langue française sont : « Je viens de la part du gouvernement et je suis ici pour vous aider. »

On déménage…

5 juillet 2008

Gaston Phébus va déménager (physiquement, pas sur la toile…), donc pas d’articles pendant environ une semaine. Je vous laisse avec mon best-of choisi par vous mes lecteurs :

  1. Marine Le Pen
  2. Hystérie anti-raciste
  3. Le Q.I. des immigrés
  4. Comment faire reculer l’insécurité
  5. Les races existent-elles ?

Et, pour vous faire patienter, une photo de Fiona Hefti, Miss Suisse 2004 :

Fiona Hefti

Fiona Hefti

Finalement, je voudrais profiter de ce petit creux passager pour vous offrir une histoire de politique-fiction publiée sur un blog ami : Fontenay le Comte, le clocher sans village. Fiction ? Pas si sûr…

Rendez-vous ici même dans une semaine !

Gaston Phébus.

Crise financière et multiculturalisme

4 juillet 2008

Tout le monde sait que, depuis 2007, une grave crise financière partie des États-Unis secoue les marchés mondiaux. Ses répercussions se font sentir partout dans le monde, même France, et s’échappent de la sphère purement financière pour ralentir l’économie réelle.

Peu de gens – même parmi ceux qui sont directement affectés – comprennent la vraie nature de cette crise. Ils sont prompts à fustiger les spéculateurs, les capitalistes, ou tout autre bouc émissaire désigné à la vindicte populaire par les journalistes français (qui votent à 80% trotskyste, rappelons-le)…

Or l’origine de cette crise se trouve dans certaines politiques adoptées par le gouvernement américain : le multiculturalisme, la discrimination positive, l’immigration de masse et la pression étouffante du « politiquement correct ».

En effet, la crise s’est déclenchée originellement sur le marché des crédits hypothécaires, c’est-à-dire des prêts accordés pour l’achat d’une propriété immobilière. Plus précisément dans le domaine des prêts « subprime », c’est-à-dire accordés à des emprunteurs dont on sait a priori qu’ils pourraient avoir du mal à rembourser.

Vous me direz : pourquoi prêter de l’argent à de telles personnes ? Parce que le gouvernement américain a tout fait pour encourager une telle imbécillité.

Steve Sailer révèle que la plupart des emprunteurs « subprime », ceux qui se sont révélés incapables de rembourser leurs dettes et ont plongé le monde dans la crise, sont en fait soit des Noirs américains, soit des immigrés mexicains.

Sous la pression du « politiquement correct », il est impossible à un cadre de banque prudent d’envoyer une circulaire à ses subordonnés disant de faire attention aux Noirs et aux Mexicains parce qu’ils ont statistiquement plus de chances de ne pas rembourser leurs dettes. C’est vrai, et cela devrait en théorie être un facteur important pour décider d’accorder ou non le prêt, mais vous imaginez les procès si une telle circulaire était découverte plus tard ?

Le Wall Street Journal a révélé la maxime favorite du gouvernement fédéral américain : « s’ils en sont propriétaires, ils ne le brûleront pas ». L’idée était d’encourager l’accession à la propriété des minorités les plus susceptibles de déclencher des émeutes – afin de réduire le risque de telles émeutes.

En quelque sorte, c’était une récompense donnée aux communautés ayant déclenché des émeutes, puisqu’elles allaient avoir droit à des prêts avec des taux d’intérêt plus avantageux que les autres communautés (par exemple : les Blancs) qui n’étaient pas considérées comme « à risque ». C’est ce qu’on a vu dans le 9-3, puisque les zones ravagées par les émeutiers attirent d’énormes subventions : on récompense le crime. Et après on s’étonne que le crime ne disparaisse pas…

Le gouvernement américain imposa des quotas aux organismes de crédit pour s’assurer que les prêteurs ne « discriminaient » pas envers les emprunteurs issus des minorités noire et mexicaine.

En 2002, le président Bush annonça un nouvel objectif : augmenter le nombre de Noirs et de Mexicains qui possèdent leur propre maison ou appartement par 5,5 millions avant 2010. Le résultat fut un « effort » de 440 milliards de dollars de la part des organismes de crédit en faveur des « minorités visibles ».

Le résultat de toute cette discrimination positive est que les Noirs et les Mexicains ont un taux de remboursement de leurs emprunts bien plus faible que les Blancs. Un jour ou l’autre, ils devaient mettre en difficulté les institutions qui leur avaient fait crédit. C’est ce qui est arrivé en 2007, et l’ensemble du système financier mondial en subit les conséquences aujourd’hui. Nul ne sait quand on sortira de cette crise.

Au-delà de la démocratie

3 juillet 2008

Cette semaine j’ai démontré le caractère nocif de la démocratie à trois niveaux différents :

  1. Sur le plan économique, la démocratie fabrique les pompes aspirantes de l’immigration et les pompes refoulantes de l’émigration qui sectionnent le lien charnel entre un peuple et son terroir.
  2. Sur le plan culturel, la democratie ne se donne pas les moyens de défendre les secteurs stratégiques de l’éducation et des médias contre les assauts d’une poignée d’intellectuels nihilistes (de gauche) déterminés à tuer notre civilisation.
  3. Sur le plan démographique, la démocratie est un jeu truqué qui ne laissera jamais gagner ceux qui veulent stopper l’invasion de l’Europe par le Tiers-Monde.

Maintenant que la démocratie est définitivement délégitimée, se pose alors la question de l’alternative. Comment changer les choses ?

Les réformes et les révolutions sont traditionnellement venues d’en haut. Or aujourd’hui ce n’est plus possible. Les leaders politiques qui gagnent au jeu démocratique sont sélectionnés pour leur talent démagogique et leur absence totale de scrupules moraux. Il serait donc pratiquement impossible de les convertir à une cause juste comme la nôtre.

De plus, le pouvoir n’est plus investi dans un seul homme, dont il suffirait de pénétrer l’entourage ou qu’il suffirait de remplacer. En démocratie, le pouvoir est diffus : il est partagé entre les ministères, les fonctionnaires, les députés, les sénateurs, les syndicats, les médias, etc. Ce n’est pas parce qu’on arriverait à parachuter quelques hommes-clés au plus haut niveau que toute cette machine se mettrait à tourner pour notre cause.

C’est pourquoi il faut que ça change non pas par en haut mais par en bas.

A priori, cela semble une tâche impossible : cela n’implique-t-il pas que nous convainquions une majorité de la population de voter démocratiquement pour nos idées ? Ce serait sans espoir, car le grand public est très indolent, même pour les questions d’identité et de sécurité qui l’affectent directement. Et, bien sûr, la masse des gens est constamment bombardée par la propagande multi-culturelle produite par la ré-éducation nationale et les médias truffés de trotskystes. Si l’on raisonne comme ça, c’est sûr, autant jeter l’éponge tout de suite.

La solution à ce puzzle nous a été apportée par les Girondins à la Convention en 1792 et 1793. Ils ont voulu profiter du vent de liberté qu’avait fait souffler la Révolution Française pour affranchir la province du joug de Paris. Ils projetaient de donner à chaque région, chaque département ou chaque ville le statut d’un État égal en droit aux autres États ainsi constitués sur le territoire français. Ce projet était alors appelé « fédéraliste », mais étant donné l’extrême degré d’autonomie alloué à chaque État sub-national, il serait plus exact de l’appeler sécessionniste.

Ce n’est qu’en faisant de l’idée de sécession l’élément central de notre stratégie de changement par en bas que nous avons une chance de réussir.

Comment cela ?

D’abord, il faut bien comprendre que les révolutions sont toujours le fait d’une minorité. La Révolution Américaine, par exemple, s’est faite avec le support d’un tiers de la population, et la participation active de seulement 3%. J’estime que les pourcentages étaient relativement similaires en France en 1789.

Or la stratégie sécessionniste, qui implique par définition qu’un nombre restreint de gens fassent sécession de la grande masse des autres, est parfaitement réalisable même si nous sommes minoritaires.

Deuxièmement, il faut reconnaître que le pouvoir d’un gouvernement – qu’il soit démocratique ou non – repose en fin de compte sur l’opinion publique plutôt que sur l’usage de la force. En effet, les agents du gouvernement sont beaucoup moins nombreux que la population qu’ils contrôlent. Ils ne peuvent donc pas tenir tout le monde au bout de leur fusil ! Il faut bien que le reste de la population consente à son propre asservissement (voir le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie, 1576). Réciproquement, dès que la population retire son consentement, le gouvernement est impuissant.

La population française dans son ensemble, après tant d’années de démocratie, n’est certainement pas assez lucide pour retirer son consentement à ce régime qui a laissé envahir son territoire ancestral ; mais il existe plein de petites poches éparpillées sur tout le territoire où une forte majorité des locaux supporteraient volontiers un mouvement autonomiste si c’était le seul qui puisse les protéger des ravages de l’immigration.

Si la France ne veut pas changer, peut-être la Bretagne voudra-t-elle. Si la Bretagne ne veut pas faire sécession, peut-être le Morbihan voudra-t-il faire sécession ? Si le Morbihan n’est pas assez lucide, peut-être pourra-t-on trouver une majorité favorable à nos idées dans l’arrondissement de Vannes ? Sinon, dans le canton de La Roche-Bernard ? Ou dans la commune de Camoël ? Sur les 36 000 communes de France, il doit y en avoir beaucoup où la vaste majorité des habitants sont farouchement opposés au multiculturalisme bobo.

Avec quelques cadres motivés par le sauvetage de l’identité française, le précédent des sécessions de 1793, et la noble idéologie du « droit à l’auto-détermination » et « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », il semble possible de créer les conditions locales d’un mouvement sécessionniste dans plusieurs centaines de petits territoires (pas nécessairement contigus) répartis à travers toute la France.

Il existe d’ores et déjà 751 zones sécessionnistes de petite taille réparties à travers toute la France qui ont réussi à gagner leur indépendance de facto. La police républicaine n’y pénètre pas, et ils ne paient pas d’impôts. Il suffit de continuer sur cette lancée.

Puisqu’il existe des enclaves au sein du territoire français où la constitution de 1958 est remplacée par la charia, il faut que nous créions d’autres enclaves où elle est remplacée par la loi salique !

Et, pour une fois, le temps joue pour nous. En effet l’État-Providence croule sous les dettes et marche à grands pas vers la socialisation complète de l’économie et/ou la banqueroute… exactement comme cet autre grand État socialiste qu’on appelait l’URSS. Et regardez ce qui est arrivé à l’URSS : elle a implosé en une quinzaine d’États indépendants. La bérésina économique favorise les forces centrifuges. Par conséquent, le nombre de districts ayant un potentiel sécessionniste ne cessera d’augmenter au fil du temps.

Comment éviter les représailles ?

On se souvient de ce qui s’est passé pendant la guerre fédéraliste de 1793-1794 : les Jacobins ont jeté tous les députés Girondins en prison, institué la Terreur, et noyé dans un bain de sang la Normandie, Toulon, Lyon et les autres territoires qui s’étaient affranchis du joug de Paris. L’épuration fut sauvage, surtout contre les civils (y compris femmes et enfants).

L’erreur à ne pas répéter serait d’organiser la sécession de régions entières, ou de blocs contigus qui menaceraient trop ouvertement la République. De toute façon, si nous sommes réalistes, notre support est très dispersé, donc il est improbable que nous puissions convertir à notre cause – je donne un exemple – toute la moitié Ouest de la France.

Le modèle à suivre est celui de l’Allemagne au temps de sa splendeur, et plus généralement de l’Europe avant que le Traité de Westphalie ( 1648 ) ne consacre la prédominance de l’État-nation. À cette époque, il y avait des centaines de « villes franches », c’est-à-dire indépendantes, des souverains héréditaires qui régnaient sur de tout petits territoires, et une incroyable diversité d’arrangements politiques formant un patchwork bigarré. C’est à ce modèle, qui a permis à l’Europe de dépasser tous les autres continents (même la Chine !) sur les plans culturel, économique et militaire, qu’il faut maintenant revenir.

Il faut donc œuvrer pour l’avènement simultané partout en France de centaines de Liechtenstein, de Monaco, de Hong Kong et de Singapour.

C’est moins menaçant pour l’ordre établi que d’œuvrer pour la sécession de la moitié du pays. Il ne faut pas que des pans entiers du territoire de la république « indivisible » disent bye-bye à Paris, sinon on aura droit à un remake de la Terreur.

Même la Serbie, pour l’anéantir sous les bombes, ils ont dû prétendre que c’était « la quatrième armée du monde ». Par contre, bombarder un nain militaire comme l’Andorre, ça passerait très mal au journal de 20 heures. Donc les conseillers en communication (qui sont tout-puissants de nos jours) arrêteraient la main des généraux avant qu’il n’appuient sur le bouton.

En conclusion, les trois derniers siècles ont été ceux de la centralisation des pouvoirs politiques par le haut : l’État-nation écrasant les particularismes locaux, puis la construction européenne sapant l’État-nation, et maintenant le Nouvel Ordre Mondial… Mais les gens ne sont pas heureux. Ils ont perdu le sens de leur propre existence. Et les abus en tous genres se sont multipliés. Le moment est venu de faire marche arrière et d’ouvrir l’ère de la décentralisation politique radicale par le bas. C’est la voie de notre survie, de la survie de notre identité, et en fin de compte de notre âme.

Démocratie et démographie

2 juillet 2008

Ceci est la troisième partie de ma série portant un regard critique sur la démocratie. Après avoir examiné la démocratie sous l’angle économique puis culturel, j’en ai conclu que c’était un régime politique « déviant » (comme dit Aristote) et « conduisant à la tyrannie » (comme dit Platon).

Nous allons aujourd’hui examiner la démocratie sous l’angle démographique.

Partons d’un constat simple : jusqu’à maintenant (en 2008), le régime démocratique n’a pas pris les mesures nécessaires pour stopper la colonisation de la France par les immigrés en provenance du Tiers-Monde. Au contraire, ça n’a fait qu’empirer.

Maintenant projetons-nous dans le futur. Jean Raspail a dit dans le Figaro en 2004 que les Français de souche seraient une minorité à partir de 2050. Il me semble que ça arrivera bien avant. The Globe, le magazine de la très sérieuse International Affairs Society à George Washington University a publié un article en 2005 disant que les Musulmans seront en majorité en France dès 2040. The Telegraph, un grand journal anglais, a publié un article en 2005 disant que les Musulmans seront en majorité en France dès 2030. Juste les Musulmans. Donc si on compte les Africains non-musulmans, ça sera sans doute avant, dès 2025.

Ceci est la conjonction de nombreux facteurs : population immigrée déjà présente en France, regroupement familial, régularisation des sans-papiers, taux de fertilité, émigration des Blancs, conversions à l’Islam, mariages d’immigrés déjà naturalisés avec des conjoints issus de leur pays d’origine, etc. Il est difficile de quantifier tous ces facteurs de manière précise, principalement parce que le gouvernement veut cacher ces statistiques choquantes. Mais je pense qu’il faut se faire à l’idée que nous aurons perdu la majorité dès 2025.

Voici donc la situation : jusqu’en 2008 le jeu démocratique n’a pas favorisé nos idées, et à partir de 2025 il ne le favorisera pas non plus. Les partisans de l’approche démocratique doivent donc croire que, par miracle, une majorité de français voteront pour un candidat anti-immigration dans les 17 ans à venir.

Il ne faut pas croire au Père Noël.

Nos adversaires savent qu’ils n’ont qu’à tenir 17 ans pour avoir gagné définitivement la partie. Et ils sont bien engoncés dans la forteresse des médias et dans l’appareil d’État. Ils ne s’arrêteront à aucune bassesse, aucune compromission, pour « tenir » pendant cette fenêtre critique de 17 ans qui est devant nous. Ça ne leur sera pas bien difficile, parce qu’ils ont parfaitement peaufiné leur technique. Il suffit de voir la campagne de propagande qui s’est déchaînée entre les deux tours des présidentielles de 2002. Si jamais ils étaient encore une fois en danger de perdre, on reverrait la même chose au centuple.

Il y a une raison supplémentaire. C’est parce que, même si toutes les techniques déjà connues pour empêcher l’élection d’un président déterminé à stopper l’immigration échouaient, nos ennemis ont encore une arme absolue, qu’ils n’hésiteront pas à utiliser.

Pour comprendre la nature de cette arme absolue, il faut faire un petit détour par l’histoire du droit de vote en démocratie.

Au départ, pour désigner les élus du Tiers-État aux États Généraux de 1789, les seuls Français qui avaient le droit de voter étaient les hommes âgés de plus de 25 ans et payant l’impôt. Pendant la Restauration, seuls les hommes qui payaient un cens (impôt) de plus de 300 Francs avaient le droit de voter.

Or, que s’est-il passé depuis ?

Il existe une force inexorable en démocratie, qui est la suivante : il est toujours avantageux pour un politicien égoïste, ambitieux et peu soucieux des intérêts du pays à long terme, de pousser à l’extension du droit de vote à de nouvelles catégories de personnes qui ne l’avaient pas. En effet, si cette mesure passe, ce politicien (et ses alliés) seront certains de récolter la sympathie, la reconnaissance, et en définitive les suffrages de cette catégorie nouvellement autorisée à voter. Ça permet à ces politiciens véreux de passer quelques années de plus sous les lambris dorés de la République aux frais de la marquise… Mais la marquise, c’est nous !

Le raisonnement logique que je viens de vous livrer est confirmé par l’expérience. D’abord le droit de vote fut étendu aux électeurs qui payaient un cens de 100 Francs.

Puis à tous les hommes, même ceux qui ne payaient pas l’impôt.

Puis aux femmes.

Puis aux jeunes de plus de 18 ans.

Puis aux étrangers originaires de l’Union Européenne (pour les élections municipales et européennes).

Et ce n’est pas qu’en France : la même extension progressive du suffrage s’est produite dans toutes les autres démocraties occidentales. Et toujours pour la même raison : l’intérêt personnel de politiciens peu scrupuleux et prêts à sacrifier le futur de leur pays. L’extension du droit de vote n’est donc pas un hasard, une erreur ou une perversion : c’est une conséquence directe du mécanisme même de la démocratie. Il est donc illusoire de dire qu’on est pour la démocratie mais contre le suffrage universel, car la première mène ineluctablement au second.

Jusqu’où ira-t-on ? Si nécessaire, jusqu’à donner le droit de vote aux immigrés. C’est là l’arme absolue qu’ils gardent en réserve. Hésiteront-ils à l’employer ? Pas plus qu’ils n’ont hésité à donner le droit de vote à ceux qui ne paient pas d’impôts, ou aux femmes, ou aux jeunes de 18 ans.

Ceci est la troisième raison, après les raisons économique et culturelle, pour laquelle il faut abandonner ici et maintenant tout espoir d’une solution au problème de l’immigration dans le cadre du jeu démocratique. L’idée de la démocratie est totalement délégitimée. Il est grand temps de passer à autre chose.

Démocratie et culture

1 juillet 2008

Hier, j’ai dit que ceux qui voulaient sauver la nation française et son territoire devaient cesser de placer leurs espoirs dans le jeu démocratique. En effet, la démocratie a une tendance irrésistible à créer des pompes aspirantes de l’immigration et des pompes refoulantes de l’émigration.

Cet article a été très lu et a provoqué de nombreux commentaires. C’est normal quand on s’attaque à une vache sacrée comme la démocratie ! Mais personne n’a réfuté la logique interne de l’argument économique que j’ai présenté.

Je voudrais aujourd’hui poursuivre cet examen critique de la démocratie, mais plus sous l’angle économique, cette fois-ci sous l’angle culturel.

J’entends le mot culturel au sens large : langue, idéologie, religion, Weltanschauung (vision du monde), médias, éducation, production artistique, sentiment d’appartenir à un terroir et à une histoire millénaires, valeurs morales, etc.

Est-ce que la culture est importante ?

Oui, parce que le seul contre-exemple probant de pays démocratique et riche, ayant développé un État-Providence, mais avec immigration quasi-nulle, c’est le Japon. Or le Japon a une culture très forte et très insulaire qui fonctionne comme un repoussoir pour tous les étrangers qui voudraient y vivre – sauf pour une minuscule élite de japanophiles exceptionnellement intelligents, raffinés et surtout motivés.

D’ailleurs je ne devrais pas avoir besoin de justifier l’importance de la culture, car la plupart de mes lecteurs patriotes et identitaires en sont pénétrés. Les commentaires les plus pertinents à l’égard de mon article d’hier sont ceux qui me reprochaient de n’avoir pas traité la question sous l’angle culturel.

Or il faut bien se rendre à l’évidence : aujourd’hui, en France et plus généralement à travers toute l’Europe, la culture est tombée aux mains de nos ennemis. Les médias, même soi-disant de droite, sont inflitrés par l’extrême-gauche. L’éducation nationale est un vaste camp de ré-éducation qui formate l’esprit des jeunes au multiculturalisme et à l’anti-fascisme à l’âge où ils sont le plus influençables. Tout sentiment d’appartenance à une civilisation millénaire est systématiquement laminé ou tourné en dérision.

Comment en est-on arrivé là ?

Il faut remonter à l’échec des révolutions marxistes en Europe occidentale au début du XXème siècle. Rappelons que Marx pensait que le libéralisme économique portait en lui-même sa propre contradiction et imploserait automatiquement dans un effondrement brutal du niveau de vie du prolétariat et une énorme orgie de surproduction. Or rien de tout cela n’est arrivé, et le marxisme n’a pas conquis les pays développés d’Europe occidentale.

Il fallut alors que les penseurs marxistes élaborent une théorie de rechange. Ce fut l’œuvre de l’Italien Antonio Gramsci (1891-1937) et des Français Louis Althusser (1918-1990) et Michel Foucault (1926-1984). Sean Gabb résume leur contribution dans son livre Cultural Revolution, Culture War :

Selon leur reformulation du marxisme, une classe dominante garde son contrôle non pas en possédant les facteurs de production, mais en fixant l’agenda culturel du pays. Elle formule une idéologie « dominante » ou « hégémonique », pour légitimer sa position, et l’impose au reste de la société par « l’appareil idéologique de l’État » – c’est-à-dire à travers l’administration légale et politique, à travers les écoles, les universités et les églises, à travers les médias, à travers la famille, et à travers les hypothèses sous-jacentes de la culture populaire.

Il y a un peu de recours à l’usage de la force ou à la menace pour réduire au silence les critiques – le « bras répressif de l’État » – mais le principal instrument de contrôle est la manufacture systématique du consentement. Une idéologie devient hégémonique quand elle imbibe l’ensemble de la société, déterminant ses valeurs, ses attitudes, ses croyances et sa moralité, et géneralement supportant l’ordre établi dans toutes les conversations et les autres relations. Une telle idéologie cesse d’être controversée pour la plupart des gens. À la place elle est considérée comme frappée au coin du bon sens, ou comme un état des choses naturel, même s’il est désagréable. Dans certaines circonstances, cette idéologie peut devenir un « discours », c’est-à-dire une manière de penser et de parler des problèmes qui empêche de discuter de certaines choses.

En résumé, nos ennemis d’extrême gauche ont réalisé que la culture était un secteur dominant de la société… et l’ont tout simplement pris d’assaut. Qu’ont fait les démocraties occidentales tout au long du XXème siècle pour protéger cette forteresse-clé des agissements subversifs d’une poignée de gauchistes déterminés ? Strictement rien ! Car c’est contraire à l’esprit de la démocratie de censurer, de museler la liberté d’expression et d’emprisonner les journalistes tendancieux.

Il faut bien reconnaître que les néo-marxistes avaient raison. Leur utilisation actuelle de la culture fait qu’ils injectent à jet constant un poison intellectuel dans l’âme de notre société – exactement comme Gramsci, Althusser et Foucault l’avaient prédit. L’abject manque de défenses de la démocratie contre une telle agression est parfaitement décrit par ce passage-clé du roman Le Montage de Vladimir Volkoff :

Le paragraphe 3 de l’article 80 du Code pénal, le seul qui nous autorise quelque action que ce soit contre les agents d’influence, prévoit des peines d’emprisonnement ou de détention de dix à vingt ans pour quiconque aura « entretenu avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de la France ou à ses intérêts économiques essentiels ». Je n’insiste pas, monsieur le directeur, sur le vague de termes tels que « intelligences » ou « essentiels ». Mais remarquez que les intérêts culturels, intellectuels, spirituels, humains ne sont même pas prévus par notre législation : empoisonnez notre jeunesse, démantibulez notre instruction publique, sapez nos familles, sabotez notre Église, empuantissez notre littérature : tout cela est légal.

Ceci est donc la deuxième raison pour laquelle une renaissance de la nation française, sa défense contre les méfaits du multiculturalisme, ne pourront en aucun cas se réaliser dans le cadre de la démocratie. Si nous nous entêtons à rester démocrates, nous mourrons. Car seul un régime non-démocratique est capable de défendre avec la vigueur et la détermination nécessaires cette hauteur stratégique qu’est la culture.