Samedi soir à la French Pride organisée par François Desouche, j’ai eu la chance de rencontrer Marine Le Pen. Comme elle est arrivée tôt et moi aussi, il n’y avait pas grand monde et j’ai pu discuter avec elle au moins 10 minutes. Elle est vraiment très bien. C’est une femme politique de grand talent, capable d’être à l’aise dans toutes les situations, de mettre les gens à l’aise, et de séduire une foule (qui, pourtant, n’était pas venue pour elle). Elle a du charisme, elle est intelligente, et elle sait répondre du tac au tac.
Le seul moment où je l’ai prise un peu en défaut, c’est quand je lui ai dit :
Mais on peut très bien avoir des frontières qui sont complètement fermées aux hommes et ouvertes aux choses.
Il m’a semblé qu’elle n’avait pas entendu ça avant. Elle a détecté que c’était un contre-argument plus subtil et profond que la plupart des choses qu’on lui balance sur les plateaux de télé. C’est vrai : les nationalistes comme elle veulent fermer les frontières aux hommes (immigration zéro) et aux choses (protectionnisme), alors que les internationalistes et européistes de tout poil veulent abolir l’obstacle des frontières à la fois pour les hommes et pour les choses.
Mais là, chapeau, il ne lui a pas fallu plus de 5 secondes pour retomber sur ses pieds. On sentait bien qu’elle réfléchissait furieusement, et après un léger flottement elle m’a fait une belle tirade qui résumait de manière élégante et éloquente les principaux arguments en faveur de sa position. J’admire les gens qui sont capables de sortir quelque chose de substance comme ça, au pied levé – même si je ne suis toujours pas d’accord avec elle sur ce point précis.
Alors je me suis pris à rêver : peut-être que c’est juste ça qui nous fallait, un politicien compétent comme Marine Le Pen qui s’oppose à l’immigration et est capable de séduire la majorité de la population ?
J’ai beaucoup réfléchi à la question et, malheureusement, je suis arrivé à la conclusion que la réponse est non.
La démocratie, ce n’est pas un match de foot où, si on avait eu la bonne équipe, si l’entraîneur avait choisi la bonne tactique, si on n’avait pas tiré sur la barre transversale, on aurait pu gagner… et peut-être qu’on gagnera l’année prochaine !
La démocratie, c’est un système où une majorité de la population peut déposséder les autres de l’argent qu’ils ont durement gagné à la sueur de leur front.
La loi de Pareto, du nom d’un économiste italien ayant enseigné à Lausanne au début du XXème siècle, dit que 80% de la masse des revenus est gagnée par 20% des travailleurs. Et les autres 80% des travailleurs ne gagnent que 20% de la masse salariale.
Cette loi est quasiment universelle, et tout à fait normale, étant donné qu’il y a une distribution de compétences et de goût à l’effort qui n’est pas homogène. La nature de l’espèce humaine, c’est que tous les gens sont différents, et si on les classe selon une dimension donnée (en l’occurrence le salaire), alors il y en aura peu qui s’en tireront très bien, et beaucoup qui s’en tireront relativement moins bien. L’inégalité est un phénomène naturel et sain.
La conséquence, dans une démocratie, c’est que les 80% qui gagnent moins votent pour taxer les revenus des 20% qui gagnent plus et se les partager. Les 20% qui gagnent le plus ne peuvent rien y faire, parce qu’ils ne sont pas assez nombreux, et que chaque homme a un vote, indépendamment de son talent ou de sa contribution à la société.
Cette redistribution s’opère par le truchement de l’État-Providence : on multiplie à l’infini les « services publics gratuits » qui bénéficient principalement aux 80% les moins riches et sont payés de la poche des 20% les plus riches.
L’État-Providence n’est donc pas une maladie ou une perversion de la démocratie. Il lui est consubstantiel. C’est une conséquence directe et inéluctable du principe : « un homme, une voix ».
Or l’État-Providence est la pompe aspirante de l’immigration et la pompe refoulante de l’émigration. Il attire les immigrés à faible quotient intellectuel en provenance de pays sous-développés qui peuvent ainsi bénéficier de tous les avantages sociaux en France ; et il chasse les Français de souche qualifiés et ambitieux qui s’en vont là où on ne leur volera pas le fruit de leur labeur.
On ne peut donc stopper l’immigration sans, au préalable, avoir démantelé l’État-Providence. Or, en démocratie, on ne pourra jamais se faire élire sur un programme de démantèlement de l’État-Providence, à cause de la loi des 80/20 de Pareto.
D’ailleurs Marine Le Pen se garde bien d’attaquer l’État-Providence. C’est pour cela que, même si elle était élue, au-delà de quelques mesures symboliques et superficielles, elle ne pourrait pas stopper la pompe aspirante de l’immigration et la pompe refoulante de l’émigration.
Donc l’espoir, ce n’est pas Marine Le Pen, parce qu’elle a décidé de jouer le jeu de la démocratie.
C’est terrible à dire, mais nous ne pourrons mettre un terme à l’invasion de la France qu’en abandonnant la démocratie.
Mots-clefs : État-Providence, Démocratie, Marine Le Pen


30 juin 2008 à 12:15 |
Bonjour Gaston,
L’abandon ou la suspension provisoire de la démocratie est une idée qui fait son chemin.
Ce week end un article du Monde y etait consacré, arguant qu’a court terme et sur le plan economique la democratie n’etait pas la forme la plus competitive.
Là on parle d’economie.
Mais pour de nombreuses autres raisons, abandonner la démocratie peut etre interessant. Il est faux de croire que nous vivons en démocratie reelle et que cela dure depuis la nuit des temps.
A l’echelle de la vie des societes humaines, la democratie ne represente rien.
D’ailleurs, avec les tendances demographiques actuelles ( et l’importation massive de peuples etrangers en Europe), nous mêmes, allons nous reelement soutenir une démocratie qui ne nous serait pas favorable? Le jour ou 50% des votants soutiendront l’application d’une charia europeenne, resterons nous démocrates?
30 juin 2008 à 12:31 |
Breakfast :
Effectivement, j’ai vu le post intitulé Le déclin de l’homme blanc sur fdesouche.com qui discutait de cet article du Monde.
La relation entre économie et démocratie est claire, et elle passe là encore par l’État-Providence : toutes les formes de redistribution qui découlent du principe “un homme, un vote” attentent au droit de propriété privée. Par conséquent, elles détruisent l’incitation à l’effort et sapent la compétitivité économique.
De plus, l’argument démographique que vous donnez est, lui aussi, très convaincant.
Si on veut s’attaquer à la racine du mal, il est donc urgent de réhabiliter les formes de gouvernance non-démocratiques. À mon avis, une suspension provisoire de la démocratie ne suffirait pas.
30 juin 2008 à 14:02 |
Salut Gaston,
Les classes dirigeantes soutiennent les légalisations en masses des sans papiers ainsi que l’entrée des immigrants en France, ce qui a pour conséquence de faire baisser de manière générale les salaires de la plupart des ouvriers/employés se retrouvant en concurrence directe avec ses populations.
Ceci permet donc d’employer des personnels pour des salaires de misère et d’en tirer le maximum de profit.
En quoi donner le pouvoir absolu avec la suppression de la démocratie à ces populations favorisées (qui possèdent en quelque sorte déjà ce pouvoir) va-t-il changer quelque chose au niveau de l’immigration/invasion puisque ceux ci trouvent largement leur compte dans cette situation qu’ils créent eux même et/ou soutiennent pour le plus grand nombre d’entre eux ?
30 juin 2008 à 14:24 |
Salut Bump23,
Vous dites que supprimer la démocratie peut très bien ne rien changer au niveau de l’immigration/invasion. En effet, logiquement, ce n’est pas parce qu’on supprime un mauvais régime que le suivant sera meilleur… il peut être aussi mauvais !
Pour moi, l’idéal serait que la démocratie emporte avec elle dans son tombeau la centralisation jacobine de la nation française en un État unique. C’est-à-dire que les régions et les villes françaises retrouvent leur “droit à la différence”. Par exemple, si la France se divise en 36 États sub-nationaux indépendants comme l’Allemagne au temps de sa splendeur, alors je parie que sur les 36 il y en aura bien un qui arrêtera et même renversera les flux migratoires chez lui.
Alors le problème sera résolu. Soit les 35 autres États suivent ce modèle, soit ils perdront leur population française de souche au profit de cet État innovant. Ça ne me dérange pas de déménager pour m’installer en Franche-Comté, si c’est la Franche-Comté qui décide d’expulser tous les non-Européens un beau jour.
30 juin 2008 à 15:41 |
Notez qu’en Franche-Comté, justement, un bonhomme nommé Jean-Philippe Allenbach milite pour le rattachement de cette région à la Suisse…
http://www.allenbachpresident.org/combats/2005_guerre_autonomie.html
30 juin 2008 à 15:54 |
Daniel :
Merci pour ce lien.
Le soutien de ce Jean-Philippe Allenbach au OUI pour le référendum sur le Traité Constitutionnel Européen en 2005 me fait un peu douter de sa ligne politique…
Mais à part ça, je trouve que c’est génial quand il dit :
Puisse le peuple l’entendre !
30 juin 2008 à 16:02 |
… c’est ce qui m’avait flashé, en tant que Suisse. L’Hebdo lui avait consacré un bout d’article; l’homme considère par ailleurs qu’un tel rattachement rééquilibrerait les forces entre entités linguistiques en Suisse. Enjeu intéressant!
Notez que pour qu’une telle adhésion puisse se faire, il faut que le peuple suisse soit d’accord aussi, ce qui implique un référendum obligatoire (modification de la Constitution pour rajouter un canton). Tiens, n’est-il pas justement question d’un truc de ce genre en France, au sujet de l’Union Européenne?
http://afp.google.com/article/ALeqM5gF9RDxRmvsWfSFomGmMhIis7esPw
30 juin 2008 à 16:18 |
Il me semble nécessaire que le peuple Suisse se prononce avant d’accepter les Francs-Comptois.
Et si la Suisse rejette la Franche-Comté ?
Je note que Jean-Philippe Allenbach voulait que la Franche-Comté quitte et la France et l’Union Européenne. Or elle n’a pas besoin de la Suisse pour faire ça. Elle n’a qu’à faire sécession de la France et quitter l’Union Européenne. Comme le Groënland.
30 juin 2008 à 17:25 |
C’est l’autre scénario, ça marche aussi, et il est probable qu’Allenbach y ait pensé. Reste à savoir si une si petite entité est viable.
30 juin 2008 à 17:55 |
J’espère qu’Allenbach y a pensé.
Le Liechtenstein et Singapour sont bien plus petits que la Franche-Comté, et ils sont viables.
À mon avis, être viable ou pas, ça n’est pas une question de taille, c’est une question de politique. Si elle déclare la guerre à tous ses voisins comme le Paraguay en 1864, c’est sûr, elle ne sera pas viable.
Mais si la Franche-Comté arme sa population de fusils d’assaut, qu’elle accueille sans trop poser de questions le fric de tous les hommes politiques corrompus des pays alentours, qu’elle adopte l’étalon-or et qu’elle garde les dépenses publiques au-dessous de 10% du Produit Intérieur Brut, faites-moi confiance, elle sera viable.
1 juillet 2008 à 6:19 |
Bonjour Gaston,
effectivement Marine est loin d’etre la plus sotte du lot. Elle a meme dit certains des trucs les plus intelligent que j’ai entendu durant la campagne presidentielle, comme par exemple qu’il ne fallait pas avoir une vision comptable de l’economie et que les baisses d’impots ne creusaient pas forcement les deficits. C’est une des rares a ne pas etre malthusienne et rien que pour ca elle merite d’etre encouragee.
Pour ce qui est de la democratie, je pense que c’est plus le suffrage universel qui est a revoir que la democratie en elle meme.
1 juillet 2008 à 6:37 |
[...] 1, 2008 · Pas de commentaire Alors que certains se posent la question de la survie de la democratie, je tiens a apporter ma [...]
1 juillet 2008 à 11:01 |
A quelques nuances près, d’accord: la Franche-Comté devra faire valoir ses atouts, voire s’en créer, si elle veut faire cavalier seul. Ah, s’il y avait du pétrole… en plus d’avoir des idées.
A noter aussi que les Etats en place se montreront assez circonspects face à une telle concurrence. La Franche-Comté seule pourrait rechercher une alliance avec le Luxembourg, la Suisse et/ou le Liechtenstein, par exemple, en matière de banques et de secret bancaire. Mais rappelez-vous que certains députés français ont la gâchette facile face aux paradis fiscaux, vrais ou supposés.
1 juillet 2008 à 11:38 |
@ Woland :
Intéressant, cette histoire de suffrage censitaire. Je vais y réfléchir…
@ Daniel :
Il est certain que l’indépendance de la Franche-Comté ne plairait pas à Paris ni à Bruxelles. Les députés français sont prêts à toutes les bassesses pour défendre leur enfer fiscal.
1 juillet 2008 à 12:42 |
Gaston,
desole pour le lien apparu dans vos commentaires mais c’est apparemment une espece de ping automatique quand on cite un autre article wordpress.
1 juillet 2008 à 12:50 |
Bonjour
Il me semble que la Bretagne (y compris Pays de Loire), forte de ses 4 millions d’habitants , de sa culture specifique, de sa facade maritime nord ouest sud, de son agriculture et de son faible taux d’invasion est le terrain le plus propice pour envisager une separation soft.
Si cela venait à arriver, seriez vous prêt à rejoindre cette enclave, une sorte de white flight regional?
1 juillet 2008 à 13:23 |
… et comment faut-il lire l’art. 1 de la Constitution française? (”république indivisible”)?
1 juillet 2008 à 15:00 |
@ Woland :
Pas de souci, ce ping automatique, c’est parce que vous m’avez cité dans votre article – ce dont je vous remercie.
@ Breakfast :
Oui, j’ai dit Franche-Comté, mais c’était comme ça. Je serais prêt à rejoindre une telle enclave si elle abjurait Paris et Bruxelles. L’idéal, d’ailleurs, ce serait que la nation française se fractionne non pas en deux mais en 10, 100 ou 1000 enclaves indépendantes. Alors je rejoindrais la mieux gérée d’entre elles.
Ceci étant, il faut bien commencer quelque part, et je suis d’accord avec vous : la Bretagne est un candidat de première. Les indépendantistes Bretons se rendent-ils compte qu’il faut aussi quitter l’Union Européenne, sinon tout ça ne sert strictement à rien ?
@ Daniel :
Comme Libération: il faut se torcher les fesses avec.
1 juillet 2008 à 15:10 |
[...] Le Blog de Gaston Phébus Culturellement conservateur. Économiquement libéral. Intempestif. « Marine Le Pen [...]
1 juillet 2008 à 16:13 |
“Les indépendantistes Bretons se rendent-ils compte qu’il faut aussi quitter l’Union Européenne, sinon tout ça ne sert strictement à rien”
Les independantistes bretons sont des veaux pour paraphraser le General.
Pas de plans, pas de leaders; on les recrute plus a gauche qu’à droite.
Mais cela va changer avec le white flight qui s’annonce et les retraités parisiens. Ils vont bien etre obligés de se rendre compte qu’ils vivent dans un monde qui a quasiment disparu ailleurs.
Pour moi la stratégie est simple :
- rattachement du 44 pour revenir aux frontieres et creer une entité viable sur le plan economique
puis
- renforcement de l’economie locale, notamment agricole (l’or vert) car dans un monde ou le petrole depasse les 150$ il devient absurde de faire venir du frais d’ailleurs et mise en place d’une sorte de preference locale pour permettre aux jeunes de rester vivre près des côtes
- solution à l’ecossaise par la suite ou à l’irlandaise (taxes faibles et implantations d’entreprises etrangères).
Ca prendrait au maximum 20 ans…
1 juillet 2008 à 16:35 |
Excellent ! J’aime bien les “taxes faibles”. C’est la garantie du succès.
Vous avez pensé au retour à l’étalon-or ? Ça évite aux gens de se faire grignoter leurs petites économies par l’inflation de la masse monétaire. Ce qui, en retour, leur donne une vision plus à long terme – avec tous les bénéfices psychologiques et moraux que ça implique.
Ce n’est pas compliqué : il suffit de légaliser l’or (et l’argent) comme moyen de paiement entre entreprises et entre particuliers sur le territoire de la Bretagne. Après, les gens l’adoptent eux-mêmes quand ils le désirent, à leur rythme.
1 juillet 2008 à 16:41 |
Gaston,
Je vous avoue mon ignorance à ce sujet. Pourriez vous m’expliquer comment on met en place cet étalon?
Je compte sous peu me rapprocher des reseaux bretons de soutien au rattachement du 44, première étape au plan exposé ci dessus..;-)
1 juillet 2008 à 19:01 |
Breakfast :
D’abord, il faut abolir toutes les lois qui confèrent à une monnaie particulière cours légal. Par exemple, en France seul l’Euro a cours légal. Si la Bretagne (+ le 44) fait sécession, il faut qu’elle abolisse cette loi. Ainsi, on ne pourra plus forcer les gens à utiliser les Euros (ou toute autre monnaie-papier).
Ensuite, il faut abolir les lois qui interdisent à une fonderie de métal précieux de battre monnaie. Si une PME veut transformer de l’or et de l’argent en pièces que les gens achètent et ensuite utilisent pour payer leurs achats, tout ça doit être permis.
Finalement, il faut éliminer tous les impôts sur les gains de capitaux sur l’or et l’argent, ainsi que la TVA sur la vente de pièces d’or et d’argent.
Voilà, c’est tout. Il n’y a rien à faire en pratique sinon abolir quelques lois et quelques impôts. Le marché fera le reste. Ça fera de la Bretagne un pays très attrayant pour les investisseurs étrangers, car personne n’aime investir dans une monnaie où la planche à billet tourne à fond. En liquidant les lois et les impôts que j’énumère ci-dessus, vous aurez cassé la planche à billets pour toujours.
1 juillet 2008 à 19:02 |
J’y pige rien a vos commentaires du dessus.
Par contre dans ton article tu parles de supprimer ce qui constitue la (fausse) démocratie
Et je me demande comment vous compter vous y prendre,parce que pour supprimer la démocratie,il faut déjà etre au pouvoir!
Or le FN ni aucun autre partie nationaliste n’est pret de se faire élire en France.
1 juillet 2008 à 19:11 |
@ newbie :
Je n’ai pas dit qu’il fallait agir pour supprimer la démocratie. Je pense qu’elle se détruit d’elle-même. Déjà on voit apparaître des zones de non-droit où la police n’ose plus rentrer et l’ordre est assuré par d’autres groupements. Je suis sûr que ce communautarisme à l’échelle locale va se renforcer au fil du temps. Il suffit d’être prêt.
En fait, ce que je dis, c’est que ça ne sert à rien de voter pour le FN (ni pour les autres partis nationalistes), parce que le FN accepte les règles du jeu de la démocratie, qui sont destinées à le faire perdre à tous les coups.
1 juillet 2008 à 19:15 |
C’est beau de rêver, mais très honnêtement, vous savez tout comme moi que cela reste du domaine de l’utopie.
En Flandre ou encore en Corse, alors que là-bas l’idée de cessession est forte, il n’y arrivent toujours pas, alors vous pouvez rêver d’une Bretagne à majorité gaucho/bobo bien décadente qui ait envie de faire cessession… D’autant plus que je vous rappelle que même si l’invasion a du mal par là-bas, elle est en train de se faire actuellement !!
Lentement, mais sûrement.
1 juillet 2008 à 19:21 |
@ De passage…
C’est infiniment moins utopique que d’espérer l’élection démocratique d’un gouvernement qui stoppe les flux migratoires en provenance du Tiers-Monde !
De toute façon, on se dirige à grands pas vers une guerre civile type Liban et Yougoslavie. Voir à ce sujet l’excellent article d’anticipation : R.I.F,. Fontenay le Comte, le clocher sans village.
Juste au moment où ça commence à basculer dans l’horreur, il y aura des opportunités, mais il faudra être prêt mentalement et idéologiquement pour les saisir.
1 juillet 2008 à 19:36 |
Moi je pense que ça sert de voter FN,ne serait ce que pour montrer “officiellement” que le peuple n’est pas d’accord
(ça n’en n’a pas l’air mais je suis sur que ça prend quand meme de l’importance,meme aux yeux des élites)
Ensuite je pense que pour etre plus éligible (aux présidentiels) le FN doit au moins faire semblant de jouer le jeu de la démocratie,pour qu’une fois arrivé au pouvoir (si il y arrive) il puisse profondément remettre en cause le système.
1 juillet 2008 à 19:43 |
@ newbie :
Je respecte votre opinion, même si la mienne est différente. C’est bien qu’il y ait une réelle diversité de vues exprimées sur ce blog.
1 juillet 2008 à 19:55 |
Je n’ai jamais dit le contraire !
Je pense également que le FN ne pourra rien faire, pour la bonne et simple raison que s’il était élu (ce qui n’arrivera de toute manière jamais), il y aurait une guerre civile, même pas blancs contre noirs, mais blancs antifa & gaucho-bisounours contre blancs natios. Et comme la grande majorité des conpatriotes (la faute d’orthographe est voulue) est plutôt dans le clan des bisounours, ils souhaiteront élire un gouvernement qui mettra fin à tout cela, et ce gouvernement là ne sera que celui qui est déjà en place, avec l’aide de l’ONU qui plus est.
Donc oui allez dire que la démocratie est une fausse bonne idée, je suis d’accord avec vous, mais leur dire qu’il faille mettre en place une dictature, je pense que beaucoup ne vous suivront pas !
Cordialement.
1 juillet 2008 à 20:22 |
Gaston votre vision de guerre civile en France ne se fera (de mon point de vue) que d’ici plusieurs dizaines d’années (40 ou 50 ans peut etre)
Mais d’ici ce temps là les blancs de France auront quasiment disparus,et seront bien trop minoritaires pour faire la guerre.
Et imaginons que la guerre civile se fasse d’ici quinze ans,ça changerais peut etre pas grand chose parce que;les CPF sont jeunes,(trop)nombreux,physiquement “aguerris (habitués a l’action,la violence),et bien armés avec toutes ces armes de guerre caché en banlieues.
Sans oublier le fait que peut etre que l’état “Français”(avec l’armé) irait dans le sens des CPF et se retournerait facilement contre les FDesouches.
De passage
Si un jour miraculeux un leader FN venait a etre élu président de la République,alors les gauchos anti fa et autres ne pourraient strictement rien y faire.
Je pense qu’un président a Tous les pouvoirs comme celui d’appuyer sur le bouton rouge,l’armé obligé de lui obéir ect…
Donc un leader FN président Français serait quasi invincible face a tous les “bisounours” de la terre.
Cordialement.
1 juillet 2008 à 20:31 |
*Quand je dis que ma vision de la guerre civile se passera dans une cinquantaine d’années,
je pense plutot a une guerre civile entre les autres minorités ethniques(noirs,arabes,ou asiatique).Ou les athées (non blancs) contre les musulmans.
1 juillet 2008 à 20:54 |
@ De passage…
Je suis content que nous soyons d’accord que la démocratie est une fausse bonne idée. C’est important.
Ceci dit, il ne me semble pas avoir dit qu’il faille mettre en place une dictature. J’ai tout au plus fait l’éloge de la censure.
Si vous me poussez dans mes retranchements, je vous dirai que Pinochet c’était bien, mais Louis XVIII c’était encore mieux.
Comme modèles récents et plus crédibles, je pense qu’on peut prendre le Liechtenstein sous le Prince Hans-Adam II, ou Singapour sous Lee Kuan Yew.
Remarquez comme ce sont des petits pays. Small is beautiful ! À mon avis la nation française ne passera pas ce siècle si elle reste politiquement unifiée et inféodée à Bruxelles.
1 juillet 2008 à 20:59 |
@ newbie :
Je suis d’accord avec vous, quand la guerre civile se déclenchera, on ne pourra pas garder toute le territoire. Mais on pourra peut-être en sauver quelques bouts (la Bretagne, l’Alsace, l’Auvergne, que sais-je ?), et c’est déjà mieux que rien.
1 juillet 2008 à 21:30 |
D’accord avec votre dernier commentaire.
Mais vous savez qu’il ne faut pas forcément passer par la guerre civile pour sauver du territoire,dans certains cas il suffit de voter.
Par exemple la Vendée (que je connait pas) mais j’ai déjà lu des commentaires comme quoi c’était un territoire assez bien “préserver” grace a Philippe De Villiers.
1 juillet 2008 à 22:06 |
À mon avis, voter pour tout ce que représente Philippe de Villiers en Vendée, c’est le prélude à une sécession réussie le jour où il y aura du grabuge. C’est déjà faire sécession “dans sa tête”. C’est se donner un leader qui va minimiser les dégâts en Vendée en attendant des jours meilleurs. Je suis donc complètement pour !
Par contre, voter pour ce même Philippe de Villiers au niveau national, c’est beaucoup moins efficace, à mon sens.
Bien sûr, quand on est Parisien, on n’a pas beaucoup d’opportunités de jouer la carte régionaliste… Sinon en “votant avec les pieds”. Il y a déjà beaucoup de Parisiens qui ont fait le choix de vie de laisser les bobos du 6ème arrondissement et la racaille du 9-3 loin derrière eux pour s’installer dans les régions. Honnêtement, je ne vois pas d’autre solution.
3 juillet 2008 à 10:08 |
Allez… maintenant, c’est Giscard qui s’y met:
http://www.hebdo.ch/Edition/2008-27/Mieux_Comprendre/debats__polemiques/vge_a_la_bns_oui_a_une_entree.htm
3 juillet 2008 à 17:01 |
Cette parodie est hilarante !
5 juillet 2008 à 8:17 |
[...] Marine Le Pen [...]
14 septembre 2008 à 15:22 |
A propos de l’erreur protectionniste de Marine Le Pen (qu’elle partage, hélas, avec bien d’autres…), voir :
- http://lumiere101.com/2008/06/18/le-mondialisme/
- http://fr.liberpedia.org/Mondialisme