Nous avons vu précédemment que le Quotient Intellectuel était, au niveau des individus, positivement corrélé avec le salaire et négativement corrélé avec la délinquance. Il est donc naturel de penser que ceci est aussi vrai au niveau des groupes sociaux. Et effectivement de nombreuses études statistiques confirment cette intuition.
Dans leur livre IQ and the Wealth of Nations, Lynn & Vanhanen citent une étude réalisée à New York dans les années 1930. Cette ville était alors divisée en 310 districts dont les QI moyens variaient entre 74 et 120, ce qui est fort considérable. La corrélation entre le QI moyen de chaque district et leur taux de délinquance était de -57%.
Une étude similaire a été réalisée à Londres quelques années plus tard. Londres était divisée en 29 arrondissements. La corrélation entre le QI moyen de chaque arrondissement et leur taux de pauvreté était de -73%. Et avec leur taux de chômage : -67%.
En 1950, une étude calcula le QI moyen dans chacun des 50 états des États-Unis d’Amérique. La corrélation avec le salaire moyen dans ces états était de 81%.
Richard Lynn, l’un des deux auteurs du livre IQ and the Wealth of Nations, a aussi étudié la France dans les années 1980. Il a récolté les résultats des tests d’intelligence donnés aux appelés du contingent. C’était avant que Jacques Chirac n’abolisse le service militaire. Lynn a ensuite fait la moyenne par département, suivant l’origine des appelés. Il a trouvé que les départements où le QI moyen était le plus élevé était aussi celui où le salaire moyen était le plus élevé. La corrélation entre ces deux variables au niveau des départements était de 61%.
En résumé, il semble clair que les zones géographiques (districts, arrondissements, départements) où le QI est le plus élevé sont celles où la réussite économique est la plus forte et il y a le moins de délinquance. C’est un résultat intuitif, facile à comprendre, et pour lequel il existe des preuves statistiques solides. Alors pourquoi n’en parle-t-on jamais ? Est-ce de la censure ?
2 juin 2008 à 13:43 |
Juste une bricole: le quotient intellectuel, c’est uniquement ce que mesurent les tests d’intelligence – ceux-ci ne sauraient rendre compte de tout ce qui compose réellement l’intelligence d’un individu. On a aussi beaucoup reproché aux tests de QI usuels (Wechlser-Bellevue, etc.) d’être culturellement orientés. La corrélation que vous évoquez est donc à prendre avec des pincettes…
Mais je vais continuer à explorer votre blog. Ca a l’air intéressant, j’apprécie les blogs où l’on s’efforce d’analyser les choses.
2 juin 2008 à 18:46 |
À Daniel Fattore:
J’ai répondu à votre objection principale dans un nouvel article. J’ai jugé que beaucoup d’autres lecteurs se poseraient vraisemblablement la même question.
Merci de lire mon blog. Le vôtre est très bien aussi, on sent un vrai talent d’écrivain.
2 juin 2008 à 23:35 |
… merci! Je garde le vôtre sous le coude.
3 juin 2008 à 8:28 |
Et moi de même…
3 juin 2008 à 22:31 |
[...] La corrélation entre le QI et le niveau de développement est d’environ 62%. Cela veut dire que la principale raison pour laquelle les pays pauvres sont pauvres et les pays riches sont riches est que les populations des pays pauvres ont une intelligence moyenne plus basse que celles des pays riches. Ce résultat n’est pas surprenant, puisqu’une telle corrélation entre réussite et QI est acceptée depuis longtemps au niveau des individus et des départements. [...]
4 juin 2008 à 14:08 |
[...] Le QI moyen est aussi une caractéristique importante des groupes d’individus, par exemple les départements ou les nations, qui prédit leur réussite [...]
10 juin 2008 à 12:42 |
[...] dans les quartiers occupés par les communautés noires et puerto-ricaines, quartiers où le Quotient Intellectuel moyen est plus [...]