Q.I. et réussite individuelle

By gastonphebus

Le quotient intellectuel d’un individu est pratiquement fixé dès l’âge de 8 ans. C’est un bon prédicteur de la réussite que cet individu atteindra au cours de sa vie. Par exemple, la corrélation entre le QI et le salaire est de plus de 30%. C’est très fort, sachant que d’autres facteurs tels que la motivation et les aléas de carrière jouent aussi un rôle déterminant.

Lynn et Vanhanen, dans leur livre IQ and the Wealth of Nations, distinguent 5 catégories de QI.

  1. QI au-dessous de 76 (les 5% les moins intelligents de la population) : ces gens-là ont une forte tendance à échouer à l’école et à ne pas décrocher leur baccalauréat. Ils ont du mal à effectuer des tâches en apparence faciles, telles que : remplir un formulaire, lire une lettre, comprendre les instructions d’un docteur, etc.
  2. QI entre 75 et 90 (les 20% de la population qui sont juste au-dessus du groupe précédent) : on peut former ces individus, mais généralement à des emplois subalternes et peu qualifiés. Par exemple le travail à la chaîne, le nettoyage, la plonge dans un restaurant, etc.
  3. QI entre 91 et 110 (les 50% qui sont dans la moyenne) : on peut les former à des emplois qualifiés, y compris dans le domaine des services. Ils peuvent être par exemple électriciens, plombiers, secrétaires, etc. Ils sont capables de lire et de comprendre des articles dans les magazines, les journaux et les romans à gros tirage.
  4. QI entre 111 et 125 (les 20% de la population qui sont juste au-dessus du groupe précédent) : ils peuvent apprendre assez facilement les sujets compliqués, et la plupart d’entre eux peuvent réussir dans les professions libérales ou comme cadre. Ce sont les seuls – avec la catégorie ci-dessous – à pouvoir lire et comprendre des articles fouillés publiés dans des revues sérieuses ou des journaux de qualité, et à lire des livres intellos.
  5. QI supérieur à 126 (les 5% les plus intelligents) : eux seuls ont une bonne chance de réussir dans les occupations les plus difficiles telles que chirurgien, chercheur, professeur d’université, ingénieur, et chef de grosse entreprise.

Les génies qui ont bâti la civilisation européenne avaient un QI de l’ordre de 150 à 160.

L’échec est aussi corrélé avec le QI, mais négativement. Plus le QI est faible, plus l’individu risque de se retrouver en situation d’échec social. Par example, la corrélation entre le QI et la délinquance est de -45%. Les criminels ont un QI de 92 en moyenne, ce qui est plus bas que le reste de la population. Les chômeurs aussi, et ceux qui vivent aux crochets de l’État-providence de même.

En résumé, les gôchistes qui disent que les inégalités de réussite entre individus peuvent être gommées par des politiques volontaristes se fourrent le doigt dans l’œil jusqu’au coude.

16 Réponses vers «Q.I. et réussite individuelle»

  1. Simon dit :

    Quelques précisions sont les bienvenues quand à vos propos. Tout d’abord une corrélation de 0.30 (puisque cela ne s’exprime pas en pourcent) n’est pas n’est pas scientifiquement consiérée comme étant de “très fort”, c’est plutot le seuil inféieur de la signification. Ensuite, les échelles de QI, dont WAIS fait partie et à laquelle vous faites référence, ont été concues par des psychologues dans un but bien précis qui est en effet celui de l’orientation scolaire et profesionnelle. Ces tests ont donc été fabriqués POUR corréler avec ce critère externe, il est donc un peu exessif de s’en servir comme preuve de quoique ce soit. Ce n’est en rien une preuve, c’est une caractéristique psychométrique choisie par les constructeurs des tests.
    De plus un QI de 92 est bien dans la fourchette moyenne que vous donnez en début d’article, il n’est donc pas significativement différent du reste de la population!

    Enfin n’oubions pas que le QI est le résultat à un test, et non pas un reflet de l’intelligence, rappelons nous que Binet ( auteur du premier test de QI) définissait l’intelligence comme suit : “l’intelligence c’est ce que mesure mon test.” Sachez finalement que les résultats a un test ne dépendent pas tant du trait latent qu’il prétends mesurer que des questions qui compose le test, ne basez donc pas trop de choses sur un simple score.

    Nous vivons dans une société ou chacun peut penser ce qu’il veut, et j’en suis un fervent défenseur. Ayez votre avis et défendez le, mais ne faites pas mentir la science pour celà!

    Prouvez moi que vous avez raison par des arguments valables, reprenez, si le coeur vous en dit, les chiffres publiés dans “the bell curve” pour argumenter votre point de vue, la discussion sera intéressante et constructive, et celà en dehors de toutes convictions personnelles.

    Bien à vous.

  2. Q.I. moyen et réussite collective « Le Blog de Gaston Phébus dit :

    [...] moyen et réussite collective Nous avons vu précédemment que le Quotient Intellectuel était, au niveau des individus, positivement corrélé avec le [...]

  3. gastonphebus dit :

    Simon :

    Vous avez dû vous tomber ici par erreur. Mon blog fait partie de la réacosphère. Je suis un réac qui écris pour les réacs. Pour tous ceux qui sont satisfaits du bien-pensant et du politiquement correct, il existe une infinité de sources d’information. Mais jamais vous n’aimerez ce que j’écris et jamais je ne vous convaincrai.

    Sur le fond de vos questions, les professeurs Lynn et Vanhanen ont répondu à toutes leurs critiques de manière très convaincante dans le chapitre 11 de leur deuxième livre sur ce sujet, qui s’intitule IQ & Global Inequality. Je vous encourage à l’acheter sur Amazon si ce genre de choses vous intéresse vraiment.

    À part ça, avant de vous intéresser aux questions d’intelligence, je vous conseille plutôt de travailler votre orthographe, parce que 22 fautes en 28 lignes, ça ne fait pas sérieux.

    Bien à vous.

  4. Daniel Fattore dit :

    … au-delà de 126, OK pour la réussite sociale… pour autant qu’on dépiste ces cas, et qu’on les suive en conséquence. Cela seul permet d’en réaliser le potentiel. Cela va évidemment à l’encontre de certaines politiques et idées reçues égalitaristes, et émettre l’idée d’un traitement spécial pour les “génies” (comme on les nomme) peut facilement passer pour de l’élitisme.

  5. gastonphebus dit :

    À Daniel Fattore:

    Je note avec plaisir votre dénonciation des idées reçues égalitaristes. Quant à l’élitisme, c’est ce qui élève la civilisation au-dessus de la barbarie, alors je n’hésite pas à le revendiquer, même si ça risque de choquer.

    Par principe, je suis contre toute intervention de l’État dans le dépistage et le suivi des génies. L’État ne peut que tuer le génie en le subordonnant à ses objectifs propres. Il n’y a qu’à voir le triste état du cinéma et du théâtre en France depuis qu’ils se gorgent de subventions publiques.

    Même du point de vue éthique, comment l’État peut-il justifier qu’il paie l’éducation du fils de quelqu’un d’autre en piochant dans mon compte en banque à moi (via les impôts)? Il faut appeler les choses par leur nom: c’est du vol.

  6. Daniel Fattore dit :

    J’ai utilisé le “on”, ce n’est pas bête après coup… j’ai entendu parler de cas de surdoués qui s’ennuient à l’école “ordinaire”, et se retrouvent donc avec des résultats… de débiles. Il convient donc de leur donner ce qu’ils demandent (? davantage de travail? des problèmes à leur portée? là n’est plus mon métier). Je crois savoir que des associations comme Mensa militent justement dans ce sens. Au fond, qu’importe qui le fait, Etat ou privé: vous aurez des inconvénients et des avantages des deux côtés, et la réponse ne sera pas forcément la même maintenant ou demain, ici ou ailleurs.

  7. gastonphebus dit :

    C’est vrai, vous avez écrit “on”. L’école à la maison est le système qui permet le mieux d’adapter le rythme de travail aux capacités de chaque enfant, même les surdoués. Mais ça demande que les parents se préoccupent vraiment de la destinée de leur enfant, ce qui n’est pas toujours le cas.

  8. Daniel Fattore dit :

    Au fond, l’école à la maison n’est-elle pas, finalement, le summum de la pédagogie différenciée? En tout état de cause, les moyens et les possibilités ne manquent pas pour mettre ce potentiel en valeur. Encore faut-il vouloir les mettre en oeuvre, loin de tout préjugé élitaire (ou élitiste).

  9. Sampieru dit :

    Les résultats des tests de QI tendent à démontrer ce que nous savons tous de façon intuitive, à savoir qu’il existe des différences interindividuelles dans les aptitudes de toutes sortes, qu’elles soient sportives, artistiques ou intellectuelles. L’idée saugrenue selon laquelle n’importe qui pourrait composer une symphonie ou courir le 100m en 9.72 secondes est un imposture. Bref, la part de l’inné est, depuis les dernières décennies, complètement occultée au profit de l’acquis, et ce pour des raisons idéologiques.

  10. gastonphebus dit :

    @ Sampieru :

    Effectivement. Il est important d’insister sur le fait que c’est pour une raison idéologique que la part de l’inné est occultée au profit de l’acquis, et non pour une raison d’ignorance.

  11. Q.I. national et développement économique « Le Blog de Gaston Phébus dit :

    [...] telle corrélation entre réussite et QI est acceptée depuis longtemps au niveau des individus et des [...]

  12. Le Q.I. des immigrés « Le Blog de Gaston Phébus dit :

    [...] est une caractéristique importante de l’individu qui mesure son intelligence et prédit sa réussite sociale. Le QI moyen est aussi une caractéristique importante des groupes d’individus, par exemple les [...]

  13. John dit :

    Des tas d’ebooks sur l’intelligence, la race et l’heredite en telechargement ici:
    http://www.iragh.net/genetique%20&%20heredite.htm

  14. iragh dit :

    Génétique & Hérédité
    Microbiologie humaine – Diversité

    http://www.iragh.net/genetique%20&%20heredite.htm

  15. Tskvi dit :

    Gaston Phébus: “Par exemple, la corrélation entre le QI et le salaire est de plus de 30%”

    Simon: “Quelques précisions sont les bienvenues quand à vos propos. Tout d’abord une corrélation de 0.30 (puisque cela ne s’exprime pas en pourcent) n’est pas n’est pas scientifiquement consiérée comme étant de “très fort””

    “Très fort” n’a rien à voir à l’affaire. Une corrélation de 0.30 signifie simplement que 30 pourcent de la variance du salaire est déterminée par le QI, et les 70% restant par d’autres facteurs, dont peut faire partie le PUR HASARD.

  16. Richard dit :

    Pour ce qui me concerne, ce que vous appelez Quotient Intellectuel n’est pas pas suffisant pour juger de la réussite d’un individu. Sinon, d’où viendrait le fait que certaines personnes qualifiées de “précoces” échouent dans leur vie professionnelle ?
    Je pense que le quotient intellectuel est trop réducteur parce qu’il ne prend en compte que certains aspects de l’intelligence (logico-mathématique, linguistique…). Or, ceux que vous appeliez “génies fondateurs de la civilisation européenne” développaient leur intelligence dans bien d’autres domaines. Par conséquent, je dirais que la théorie des intelligences multiples de H. Gartner serait plus à même de définir ce que nous appelons “Intelligence”.
    Cependant, je suis loin de penser comme ceux que vous appelez “bien-pensants” : il ne faut pas négliger certains facteurs comme l’environnement, la génétique. Mais je suis pour dire que nous sommes ce que nous pensons de nous-même et surtout, ce que nous faisons de nous-mêmes. Et peu importe l’intelligence, le QI.

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