Empoisonnement culturel

By gastonphebus

Il devient très difficile aujourd’hui de se divertir. Télé, cinéma, journaux, magazines, tout cela est saturé de messages politiques uniformes, comme au bon vieux temps du « réalisme socialiste soviétique ». Non seulement ça force le consommateur de culture à un effort pénible de décryptage et de négation pour se caparaçonner, mais ça tue l’art.

Suivant Gramsci, les ennemis jurés de la civilisation européenne, ceux qui vivent pour la détruire, ont pris d’assaut une citadelle moins bien défendue et pourtant plus cruciale que celle du pouvoir politique : celle de la production culturelle. Ils inoculent un poison dans l’esprit des masses et des élites, qui en viennent à haïr les principes mêmes auxquels ils doivent leur relative sécurité et leur relatif confort matériel. C’est ainsi que les civilisations s’effondrent.

D’abord il y a les propagandes évidentes. Pour le multiculturalisme : on ne voit plus de film sans Noir ou sans Arabe, plus particulièrement dans les rôles positifs. Pour le féminisme : les personnages ayant le plus de responsabilités professionnelles sont d’habitude des femmes. Pour le marxisme : les pauvres sont des gens biens et les patrons sont des salauds. Pour les homosexuels : ils sont présentés comme nombreux et sympas. Pour l’État : les fonctionnaires des hopitaux publics, de l’éducation nationale ou de la police sont des héros sous-payés.

Ensuite, il y a les propagandes un peu plus subtiles. Par exemple, il y a beaucoup de surnaturel dans les films, mais très peu d’Église Catholique. Or, le surnaturel, c’est le domaine de Dieu et de la foi. L’Église s’est imposée en remplaçant les supersitions païennes. Ce sont les mêmes qui moquent la foi chrétienne comme étant une superstition moyen-âgeuse et qui s’emerveillent devant la magie de Harry Potter.

Le football aussi est une propagande subtile : il est important que ça soit les bleus ou les rouges qui gagnent. Ça implique qu’il est important de savoir si c’est la fausse droite ou la vraie gauche qui gagne aux élections. En réalité, ça ne changera rien du tout. Les seuls qui gagnent, ce sont ceux qui organisent la compétition, en l’occurence les bureaucrates qui peuvent continuer à taxer tranquillement quoi qu’il arrive.

La surreprésentation de la violence (souvent graphique), des personnages psychopathes (souvent des hommes blancs hétérosexuels), et la glorification des comportements asociaux envoie aussi un autre message de propagande subtil : vous avez besoin de l’État pour vous protéger, sinon vous allez vous faire bouffer par les méchants ; alors quand on vous demande de sacrifier votre liberté, ne rechignez pas !

Les hommes blancs (non-psychopathes) qui travaillent dans une entreprise et ont une femme et des enfants normaux n’ont aucune voix dans la culture moderne. Leur vie n’intéresse aucun artiste ou intellectuel. Leurs espoirs, leurs déceptions, leurs efforts, leurs ambitions sont salis ou, mieux, occultés. Et pourtant, ce sont eux qui font tourner le monde.

Le but de l’éducation est quand même de produire 95% de gens comme ça. Eh bien, quand ils commencent à bosser, comme ils n’ont pas d’exemples en tête, de modèles connus à imiter, ils n’ont aucune idée de la manière de se comporter. Ils ne savent pas à quoi cette vie ressemble. Les plus brillants apprennent sur le tas, mais il y a du déchet…

J’ai décidé de ne plus lire de journaux ni de magazines. Je ne lis aucun livre encensé par la critique ou qui se vend bien. La télé et le cinéma, c’est plus dur, de temps en temps on trouve des choses buvables mais il faut être très sélectif. C’est une vraie cure de désintoxication. Après ça, se replonger dans la culture moderne est aussi peu ragoûtant que de faire la brasse coulée dans une fosse septique.

4 Réponses vers «Empoisonnement culturel»

  1. Agression démographique « Le Blog de Gaston Phébus dit :

    [...] De toutes les agressions contre la civilisation européenne que j’ai déjà notées (par la culture et par l’économie), cette agression démographique est la pire, car elle est pratiquement [...]

  2. Profession de foi « Le Blog de Gaston Phébus dit :

    [...] Culturel parce que 90% de ce qui passe pour de la culture aujourd’hui, ou du moins ce qui est publié, diffusé et rencontre un large écho, a pour objectif principal de saper les fondements qui ont fait la grandeur de la civilisation européenne. C’est une culture qui scie la branche sur laquelle elle est assise. [...]

  3. Paracelse dit :

    Je n’écoute plus la radio, ne regarde pratiquement plus de films et à la TV, je regarde uniquement Groland dans lequel, malgré les apparences, on y décèle parfois de la propagande et de l’uniformisation. Question littérature, je me cantonne à Frédéric Dard et Terry Pratchett puis quelques classiques. Je lis beaucoup d’essais de sciences humaines.

  4. gastonphebus dit :

    @ Paracelse :

    Bien d’accord. Et Groland, j’y vois tellement de propagande que je ne regarde même plus. Mais bon, faut que je me soigne…

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